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  <title>Altermondialistes et écolos : on continue !</title>
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  <description>Site de l'appel : &quot;Altermondialistes et écolos, on continue !&quot;</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 02:41:18 +0100</pubDate>
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  <item>
    <title>Assises de Lyon - Se placer dès maintenant dans la bonne orbite politique - réflexions et propositions -  EUROPALTER</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/11/11/Se-placer-d%C3%A8s-maintenant-dans-la-bonne-orbite-politique</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Nov 2010 22:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
        <category>Analyses et commentaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Les assises constituantes du nouveau mouvement se tiennent à Lyon le 13
novembre. Réflexions et propositions du groupe EuropAlter
(http://www.europalter.org/)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.europalter.org/public/.Affiche_Lyon_13nov10_540bweb_m.jpg&quot; alt=&quot;Affiche_Lyon_13nov10_540bweb.jpg&quot; title=&quot;Affiche_Lyon_13nov10_540bweb.jpg, nov. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce moment de lancement d'une nouvelle force politique, l'actuel contexte
social nous place devant nos responsabilités, bien plus grandes que lors des
élections européennes. Jamais dans la cinquième république, un gouvernement n'a
tenu une telle position inflexible malgré un front syndical et politique uni
contre ses projets. Jamais un gouvernement français n'a utilisé les moyens de
l'État, et notamment policiers, pour défendre les intérêts des classes les plus
riches. Jamais un gouvernement démocratique n'a été autant critiqué par les
autres grandes démocraties et instances internationales. Une alternative à
gauche, écologiste est plus que jamais nécessaire et nous sommes attendus sur
notre projet, nos actions et nos solutions. Nous ne sommes pas attendus
uniquement sur un casting&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les années à venir placent le nouveau mouvement écologiste naissant devant
des tâches et des analyses importantes et complexes, tant sur la volonté
&amp;quot;révolutionnaire&amp;quot; de son processus politique constituant que sur sa place dans
les battements accélérés du cœur des sociétés mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le déroulé de la dernière séquence &amp;quot;constituante&amp;quot; menant aux assises
territoriales laisse une impression de désorganisation importante, voir de
&amp;quot;coup de force&amp;quot; démocratique, même si les adhérentEs, Europe Ecologie puis
Verts, (dont à peine un sur deux a voté), ont finalement massivement adopté les
statuts. L'enchantement qui préside à la naissance de ce nouveau mouvement
politique ne doit pas être déçu. ChacunE veut apporter sa pierre et ce sont ces
démarches individuelles et collectives qui seront garantes de l'invention et du
nouveau. Nous nous engageons dans la construction de ce qui sera, largement
autant que nos statuts, le cadre de nos fonctionnements démocratiques nouveaux,
le règlement intérieur du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L'appel de Lyon&amp;quot; pour nos assises fondatrices fédérales avance certains
items culturels et moraux comme &amp;quot;la culture du débat, du projet et des actions
citoyennes, l’exemplarité des comportements de ceux qui occupent des
responsabilités politiques (non cumul, transparence, refus de la
professionnalisation..)&amp;quot; autant de garde-fous et d'affichage de probité pour un
mouvement, des dirigeantEs et des éluEs qui annoncent &amp;quot;changer&amp;quot; la manière de
faire de la politique. Il faudra bien, au-delà de la profession de foi, ne pas
avancer la seule carte de la confiance mais proposer aussi, dans ce règlement
intérieur, des vrais mécanismes de participation et de contrôle pour rendre
effectives ces belles propositions. Et poser des actes dans la réalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, que ce soit sur la présidentialisation, les rapports
exécutif/législatif et le rôle de chacun, la place des coopérateurs/trices et
leur pouvoir d'agir au sein du mouvement, la capacité à offrir un espace aux
forces politiques, syndicales et associatives interpellées par notre démarche,
la parité, la diversité et le cumul/durée des mandats et des responsabilités,
le statut de l'éluE, les questions financières, les conflits éluEs/responsables
internes/adhérentEs, la double appartenance, il est fondamental de reprendre
des débats et des méthodes d'un haut niveau démocratique, d'aller vers des
Conférences de Consensus Citoyennes pour entériner les accords et les mises en
perspective des désaccords, avec la volonté d'alimenter, d'enrichir des débats
nécessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faudra &amp;quot;être en ordre de marche&amp;quot; au congrès de juin 2011, rassemblés
et transparents, en expertisant sans cesse nos fonctionnements jusqu'à leur
remise à plat lors d'un congrès statutaire d'ici un ou deux ans. Les moyens ne
justifient jamais les fins. Ainsi notre exigence d'une nouvelle constitution
démocratique pour la société, ne doit pas être en contradiction avec nos
pratiques et règles internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, nous entrons dans une période de luttes sociales
prolongées; la référence au mai rampant italien -un mouvement politique, social
et sociétal en activité permanente-, a été utilisée à plusieurs reprises ces
derniers jours. Elle sonne juste. Sonne juste aussi la montée en puissance
d'une demande de &amp;quot;débouché&amp;quot; politique aux luttes, un rassemblement -un front?-
populaire, à l'image de 1936, où la rue a poussé le gouvernement de Blum à une
politique de rupture, qui a malheureusement buté sur un environnement
international hostile mais a laissé de belles traces dans notre droit social,
tout comme le rassemblement progressiste issu de la Résistance avec la mise en
œuvre du programme du Conseil National de la Résistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fait nouvellement sens aujourd'hui et de manière plus appuyée, c'est
que la demande est plus qu'une expression revendicative ponctuelle sur les
retraites où le niveau de vie. Jeunes, femmes, retraitéEs, actifs/ves ou non,
expriment, aujourd'hui à travers les luttes sur la retraite, le nucléaire, la
solidarité avec les plus démunis et les étrangers, le refus des guerres du
nouvel impérialisme… leur ras le bol d'un système économico-politique mondial,
un système global d'exploitation, qu'ils jugent pervers et pernicieux pour
eux-mêmes, pour leur avenir, pour leurs enfants. C'est d'une façon de vivre
ensemble, de civilisation même dont il s'agit. C'est à un nouveau mode de
&amp;quot;développement&amp;quot; économique, social et humain que les manifestants en France
comme dans le monde, appellent. L'Amérique du Sud se dote de gouvernements
progressistes presque partout, en rupture avec les dictatures passées. Elle a
remplacé l'Europe comme centre politique de la gauche, mais aussi écologiste,
avec les scores élevés de Marina Silva et d'Antanas Mockus, l'initiative
bolivienne de Cochabamba. Les mouvements émancipateurs reprennent du poil de la
bête ici où là. Il est possible que nous entrions à nouveau dans une ère de
progrès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A toutes ces questions -*nouveau contrat social, *réchauffement climatique,
effet de serre et nucléaire civil et militaire, *biodiversité et ressources
justement partagées, *biens communs et économie coopérative, solidaire,
anticapitaliste, antiproductiviste *anti-autoritarisme social, droits des
étrangers et des migrants, *une société sans discrimination sociale et de genre
valorisant l'émancipation et l'autonomie individuelle non-marchande, *le
fédéralisme à tous les niveaux institutionnels et une diplomatie en accord avec
les valeurs que nous proposons, *la question Européenne comme espace minimal
pertinent de nos actions et réflexions-, il va falloir travailler à apporter
des réponses en lien avec le mouvement social, sociétal, en débat dans nos
agoras: qu'est ce qui nous rassemble, comment voulons-nous partager et avec
qui, comment et avec qui faire progresser ces idées et au prix de quelles
stratégies, dans quelle temporalité, comment élaborer ensemble un nouveau
projet de civilisation internationaliste juste et pérenne?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une stratégie de transformation sociale et écologique des sociétés ne peut
avoir de solution libérale. Le &amp;quot;troisième temps&amp;quot; de la gauche écologique vient
après le temps des révolutions démocratiques inachevées et le temps des
révolutions sociales trop souvent déçues. Le troisième temps de l'écologie
politique a pour ambition de revisiter ces exigences démocratiques et d'égalité
sociale avec la prise de conscience de la finitude de la planète, des risques
mais aussi des opportunités que cela crée pour l'humanité. Le troisième temps
de l'écologie politique que nous voulons faire exister ici et maintenant,
mérite de bien évaluer la hauteur des enjeux, des responsabilités et des
demandes. Il nécessite, tant dans l'analyse que dans les propositions une
vision soutenue par &amp;quot;la radicalité, dans le respect des valeurs démocratiques,&amp;quot;
comme le souligne &amp;quot;l'appel de Lyon&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas rater la marche et être prêt, pas seulement pour les
processus électoraux, à entendre, à aider à faire émerger partout en Europe et
dans le monde une nouvelle exigence humaine pour un nouveau projet de
civilisation altermondialiste, une nouvelle manière de voir le monde, de
l'envisager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contacts : contact@europalter.org&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Boutault : 06 77 02 71 37 ; Elise Lowy 06 23 93 15
44 ; Gilles Bénard 06 62 72 39 79 ; Jérôme Gleizes 06 24 26 73
25 ; Martine Alcorta 06 13 23 24 85&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Capitalisme et démocratie, par Jérôme Gleizes</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/10/12/Capitalisme-et-d%C3%A9mocratie%2C-par-J%C3%A9r%C3%B4me-Gleizes</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Oct 2010 21:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le capitalisme est-il compatible avec la démocratie ? En 1942,
Schumpeter, dans son dernier ouvrage « Capitalisme, Socialisme et
Démocratie » , pensait que la capitalisme libéral allait s'effondrer au
profit du socialisme. Il se posait la question de sa comptabilité avec la
démocratie. 70 ans plus tard, la question serait plutôt de la compatibilité du
capitalisme avec la démocratie. A la concentration du capital que craignait
Schumpeter, le monde a assisté à la concentration des pouvoirs et au
détournement des institutions démocratiques. Castoriadis avait déjà critiqué
cela en disant que la démocratie était confisquée par une oligarchie. La
situation actuelle du débat sur les retraites est très symptomatique. Jamais
une unité syndicale n'a été aussi forte et pourtant la discussion reste au
point mort. Rarement, une mobilisation sociale n'a été aussi importante. Le
gouvernement Juppé avait reculé en 1995, celui de Villepin sur le CPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, le gouvernement actuel rejette cette souveraineté populaire, la
démocratie au sens littéral du terme. Le régime actuel est oligarchique.
L'exécutif domine l'assemblée législative en le transformant en chambre
d'enregistrement de décisions prises par le gouvernement. Le président Sarkozy
a l'impression que le peuple français lui a donné les pleins pouvoirs le 5 mai
2007 pour faire bon ce qu'il lui semble. Le débat parlementaire sur les
retraites a été ainsi écourté malgré les millions de personnes dans la rue. Au
lieu de répondre à leurs attentes, ce gouvernement abuse de la politique de la
peur, cherche des boucs-émissaires avec les rroms (en alimentant une confusion
avec les gens du voyage, les roumains !), les étrangers. Jamais un pays
démocratique n'a été autant condamné par la communauté internationale. Wendy
Brown a dans un livre remarquable réactualisé les travaux de Foucault (1) sur
le lien entre néo-libéralisme et autoritarisme, la fin de la démocratie
libérale. L’État doit obéir aux besoins du marché à travers toutes ses
politiques, contribuant à la formation d'un sujet néo-libéral, conditionné par
une rationalité marchande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la crise actuelle, cette critique de la gouvernementalité
néo-libérale reste insuffisante. Comme l'a écrit Geneviève Azam la semaine dans
sa critique du « manifeste des économistes atterrés » , se pose
aujourd'hui la question de « l'accumulation infinie des richesses » , et
pour être précis de la possibilité d'une accumulation infinie de capital. Par
rapport à Schumpeter mais aussi aux premiers théoriciens de l'économie
politique, de Smith à Marx, il y a un angle mort dans l'analyse : la
sous-estimation des ressources naturelles, notamment non renouvelables. Si la
capital peut être réductible à du travail, les ressources naturelles non
renouvelables ne sont pas réductibles à du travail. Leur raréfaction, notamment
le pétrole, mets en difficulté l'accumulation du capital. L'actualité récente
illustre ce qui pourrait être la règle dans les années à venir, une
géopolitique du contrôle des ressources : l'arrêt de l'exportation de
terres rares de la Chine vers le Japon après les tensions récentes entre ces
deux pays, la bataille autour de l'extraction de l'uranium au Niger... Une
étude récente de l'armée allemande décrit les conséquences d’un choc pétrolier,
du au déclin des sources principales (peak oil). Cela menacerait la pérennité
de la démocratie et la stabilité de l’économique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers une régulation autoritaire de nos sociétés ? Le retour de la
barbarie était évoqué dans le dernier article d'André Gorz, la fin du
capitalisme a déjà commencé . Ne pas aborder politiquement la réduction de
notre empreinte écologique, la décroissance de notre consommation de ressources
naturelles, c'est risquer des lendemains qui déchantent. La mobilisation contre
le projet du gouvernement sur les retraites dépasse paradoxalement le sujet de
la mobilisation. C'est la résistance à la stratégie du gouvernement « il
n'y a pas d'autres alternatives ». Cela fait des années que le néo-libéralisme
nous habitue à une réduction de nos libertés fondamentales (contrôle social,
fichage généralisé, présence policière et vidéo-surveillance...) et la mise en
place d'un gouvernement autoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Les habits neufs de la politique mondiale. Néolibéralisme et
Néo-conservatisme. Les prairies ordinaires. 2007&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>EuropAlter : Reprendre l’initiative pour une appropriation démocratique du processus de Rassemblement</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/09/22/D%C3%A9claration-sur-le-processus-constituant-17-septembre</link>
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    <pubDate>Wed, 22 Sep 2010 00:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;La structuration du Rassemblement des écologistes entre dans une phase
décisive. Les Assises constituantes du nouveau mouvement devraient se tenir à
Lyon les 13 et 14 novembre. Elles seront précédées, le 9 octobre, d’Assises
territoriales qui devraient se tenir dans chaque région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des textes d’une importance cruciale pour l’avenir du mouvement, sont en
cours d’élaboration (manifeste, statut, orientations…). Ils seront proposés au
vote des adhérents lors de ces Assises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces textes émanent de groupes de travail et des instances dirigeantes
actuelles d’Europe écologie, dont certaines, comme le CAP, accusent un sérieux
déficit de représentativité et ne disposent d’une faible légitimité
démocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le flou dans le foisonnement des propositions, l’élaboration par le haut,
l'absence d'information fiable, font que la sollicitation de la base du
mouvement est partielle et ne permettent pas ainsi une appropriation du débat
et une prise de conscience réelle de l’importance des enjeux. L’accaparement
des instances décisionnelles par certains dirigeants autoproclamés ne peut pas
perdurer au-delà de la phase de transition. Ce serait entretenir une
contradiction entre notre projet, nos valeurs et notre façon de
fonctionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de devenir un réel processus démocratique, le principe constituant en
cours nécessite l’appropriation, par le plus grand nombre, des termes du
débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc primordial, dans la phase actuelle, que toutes celles et tous
ceux qui souhaitent la construction du Rassemblement des écologistes sur la
base d’un travail collectif et réellement démocratique participent au processus
en cours : élaboration des textes fondateurs, choix de son orientation
future et de ses principes de fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, chacune et chacun doit pouvoir librement formuler des
propositions d’amendements aux textes proposés par les groupes de travail et
les instances dirigeantes que ce soit le Bureau exécutif ou le CAP. Ces
amendements devront être soumis au vote d’un corps électoral au contour précis
et défini à l’avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pour cela que plus de cinquante adhérents Verts et Europe écologie,
qui se reconnaissent dans la contribution d’EuropAlter proposée à la signature
aux journées d’été de Nantes et signée par 132 personnes, se sont réunis à
Paris samedi 11 septembre pour une journée de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souhaitant la réussite du processus de Rassemblement en cours, ils ont
formulé, collectivement, toute une série de propositions destinées, à la fois,
à clarifier la démarche en cours, à lui insuffler un nouveau souffle
démocratique et à permettre l'appropriation du processus en cours par le
maximum d’adhérents. Afin de participer, voici l'état de notre réflexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NB : Les propositions présentées dans ce document sont issues des
réflexions de la journée du samedi 11 septembre. Elles ne tiennent pas compte
des nouvelles versions des documents proposés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;++ Europalter Le 11 septembre 2010 Modalités d'amendement sur :
Organisation des Assises, calendrier.++&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à la réunion d'Europalter plusieurs inquiétudes se sont manifestées
sur l'organisation du processus. Nous aimerions avoir des réponses à certaines
questions et nous faisons des propositions pour améliorer ce processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est le budget pour financer les déplacements et les hébergements pour
les assises de Lyon ? Ce moment important du processus doit être une
réussite et nécessite la venue de nombreux militant-es de façon à remplir
pleinement la salle de 1500 places. Depuis le début, il est acté que les
assises devaient être ouvertes à tous les adhérent-e-s du processus mais tout
le monde n'a pas les moyens de financer ce déplacement. S'il paraît qu'il y a
un consensus sur la venue des cnirien-nes et des membres du CAP, il est
important de permettre à d'autres militant-es de venir à Lyon. Nous proposons
la désignation de représentant-es des assises territoriales par tirage au sort
(1 représentant défrayé pour 40).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le statut des assises de Lyon, elles ne doivent pas être décisionnaires.
Les lieux décisionnaires sont les assises territoriales. Pour des raisons
budgétaires, ces assise doivent se faire sur 1 jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les assises territoriales, où en sommes nous ? Combien et
où ? Nous proposons qu'elles se déroulent de 9h à 18h. Il faut qu'un ordre
de jour soit défini par le CAP du 17 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui vote ? A partir du 1er octobre, date d'arrêt de la signature au
processus, quatre listes doivent être arrêtées : les signataires du
processus ayant payés leur adhésion et les verts à jour de cotisation, les
signataires non verts en attente de paiement, les verts non signataires et à
jour de cotisation, les Vert non à jour de cotisation. Pour cela, il faudrait
savoir où en sommes-nous sur les fichiers par assise territoriale. Le 9
octobre, voteront tous les signataires à jours de cotisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, aucun mandat n'est possible, ni le vote par correspondance
et le vote électronique fait débat. Si le vote électronique ne paraît pas la
solution efficace pour permettre le débat, au regard du calendrier possible,
nous sommes confrontés à une difficulté majeure si nous désirons avoir une
participation maximale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Validation de l'ordre du jour : CAP du 17 septembre CNIR du 17-18
septembre Envoi de l'ordre du jour : autours du 24 septembre Détermination
des votes des assises territoriales : CAP du samedi 2 octobre Impression
des documents de vote : dimanche 3 octobre Départ des courriers :
lundi 4 octobre Assises décentralisées : samedi 9 octobre Vote par
correspondance jusqu'au vendredi 8 octobre ou mandat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il paraît difficile d'organiser des votes électroniques ou par
correspondance après le 9 du fait de la nécessité de l'anonymat du résultat des
votes. Se pose alors la question de comment associer le maximum de personnes
aux votes ? Donner la possibilité de mandat ? Autoriser le vote par
correspondance jusqu'au 8 octobre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que voter ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important qu'un débat ait lieu et qu'il n'y ait aucun sentiment de
confiscation du débat. Pour cela, il faut des textes à voter avec amendements
alternatifs (manifeste, statut, préambule détachée). Éventuellement, un
contre-texte peut-être proposé mais cela reste à éviter pour éviter une
cristallisation des conflits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le CAP du 2 octobre qui doit organiser les débats du 9 octobre. Il n'a
pas de légitimité pour choisir le texte version 0 à voter mais il est
suffisamment représentatif pour organiser les débats. Sur ce point, on peut
douter que 3 heures suffisent à organiser les débats. Pour que cela puisse se
faire dans ce court délai,cela nécessiterait un énorme travail de préparation
en amont du groupe 4-21 pour la partie statutaire mais pour les autres textes,
des groupes de travail devraient aussi se mettre en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le préambule des statuts, il occupe une place centrale qui
remplace à ce jour la Charte des valeurs qui a disparu. La Charte des valeurs a
souvent été cité comme document de référence pour participer à la galaxie
Europe écologie. Il faut donc attribuer à ce préambule, un statut
spécifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant, le règlement intérieur, ce texte est important car il précise
nombre de points qui font débat entre nous (non cumul dans le temps et
l'espace, présence des parlementaires dans l'exécutif, parité, majorité
qualifié, proportionnelle...), le premier texte ne peut être validé que par
référendum avec des alternatives possibles à voter. Pour réduire les débats, il
convient d'incorporer le maximum d'éléments dans les statuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les dispositions transitoires jusqu'au Congrès fondateur, elles
n'ont pas trop de sens si on raccourcit la période de transition au maximum.
Pour nous, il faut désigner le plus rapidement possible les instances
politiques et donc mettre en application les statuts pour terminer ce processus
en février 2011 et au maximum en juin 2011, de façon à nous consacrer sur les
échéances politiques importantes de 2012. En octobre-novembre 2011, il faut
organiser la primaire pour désigner le ou la candidat-e pour l'élection
présidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;++Europalter Le 11 septembre 2010, amendements sur PREAMBULE aux
statuts++&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, actrices et acteurs du processus de création d’un mouvement unifié de
l’écologie politique, répondant à l’appel à la Constituante lancé part le CAP
d’Europe Ecologie et le CNIR des Verts des 16 et 17 juin 2010, réuni/es à Lyon
le 14 novembre, lors des Assises Constituantes d’XXX, décidons, de jeter les
bases d’un mouvement d’écologie politique autour du projet écologique de
transformation de la société française, européenne et mondiale. XXX portera
haut et fort des valeurs et des enjeux partagés, l’autonomie, la solidarité, la
responsabilité et l'émancipation, dans lesquels ses adhérent/es se
reconnaissent, au fondement du projet écologiste:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Le rejet du productivisme et de la croissance mythifiée, qui ne tiennent
pas compte du caractère limité des ressources de la planète. 2.La remise en
cause du libéralisme économique fondée sur la reconnaissance de biens communs
inaliénables par des intérêts particuliers et par la logique marchande. 3.La
défense de la biodiversité et du vivant, instaurant un rapport respectueux et
non violent entre l’être humain et la nature et excluant l’exploitation
mercantile. 4.La lutte contre toutes les inégalités, l’injustice sociale et
l'exploitation. 5.La défense des libertés publiques, le rejet des idéologies
sécuritaires, en France comme ailleurs, et la sauvegarde de la laïcité de 1905.
6.La lutte contre le nucléaire, civil et militaire. 7.L’affirmation du
féminisme comme valeur émancipatrice pour les femmes comme pour les hommes par
la mise en œuvre de pratiques féministes dans tous les domaines de la vie
sociale, privée et politique, notamment avec le principe de parité et la
participation à tous les combats pour l'égalité réelle des femmes. 8.La culture
de paix et de non violence, de nouvelles relations nord sud fondées sur la
solidarité, la coopération internationale, l’engagement dans la construction
européenne, la réparation historique du Nord envers le Sud, le respect des
minorités et la réalisation d’une société ouverte et émancipatrice où chacun,
riche de ses différences, construit le vivre ensemble. Cela passe par une lutte
contre le racisme, et contre toutes les formes de discriminations, - qu’elles
soient liées au sexe ou au genre, à l’orientation sexuelle, à l’origine, à
l’âge ou au handicap... - par l’égalité de tous et toutes, par le droit
d'objection. 9.La solidarité et le partage des richesses doivent s’exprimer
entre les peuples, entre les générations, entre les territoires, entre les
citoyen/nes, les travailleuses et les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ensemble de ces valeurs sont des volets indissociables de notre vision du
monde et fondent l’éthique de l’engagement, socle de nos actions. Nous voulons
construire une organisation où chacun, chacun/e puisse trouver sa place à
l’égal de tous les autres. Nous construisons un mouvement qui rompt avec la
tradition des structures hiérarchisées et innove dans la manière d’organiser
l’action politique. Un mouvement qui fonctionne sous forme de réseau et de
comités locaux, où le débat n’est confisqué ni par des tendances organisées, ni
par un appareil bureaucratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous construisons un mouvement où chacun/e est acteur ou actrice et qui
permette la participation de tous et de toutes aux initiatives décidées en
commun, à la critique, à l’élaboration de la stratégie, du projet et des
programmes. Ce mouvement politique, démocratique et pluraliste repose sur les
principes de démocratie interne définissant une autre manière de faire de la
politique et permettant un renouvellement des pratiques politiques face à
toutes les formes de professionnalisation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Égalité de ses adhérent/es sur la base d’une personne, une voix. 2.Parité
hommes/femmes au niveau interne et externe pour les postes de responsabilité
avec adoption de modes de scrutin approprié et parité des exécutifs.
3.Reconnaissance de la diversité de la société à tous les niveaux de
responsabilité interne et externe 4.Non cumul des mandats, dans le temps et
dans l’espace, élection à la proportionnelle. 5.Respect du pluralisme dans le
cadre de majorités au consensus ou qualifiées avec droit à l’abstention des
minorités. 6.Fédéralisme et principe de subsidiarité ; XXX est une
structure de type fédérale, organisée régionalement dont la base est le groupe
local. 7.Transparence des comptes et indépendance: XXX a un budget transparent
pour tous, au service exclusif de son action. XXX est indépendant, en
particulier des Etats et des pouvoirs publics, des entreprises privées et
groupes de pression de toute nature. 8.Coopération avec la société civile à
tous les niveaux du fonctionnement interne et externe avec mutualisation des
expériences et des bonnes pratiques. 9.Séparation de l’exécutif et du
législatif dans le fonctionnement interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau mouvement donnera des droits aux miltant/es qui y
adhéreront :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Droit à l’expérimentation de nouvelles formes d’organisations et de
militance. 2.Droit à l’information. 3.Droit à la formation de tous/toutes les
adhérent/es. 4.Droit à la mutualisation de leurs expériences. 5.Droit à
l’objection sur des décisions qui leur paraissent erronées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau mouvement, constituée de citoyen/es du monde, est une composante
à part entière du Parti Vert européen, lui même partie intégrante de la
Coordination des Verts mondiaux, régie par la Charte des Verts Mondiaux,
adoptée à Canberra en 2001 par des partis écologistes de plus de 80 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau mouvement entend adapter son organisation à la nouvelle phase du
capitalisme. Les partis traditionnels, depuis le XIXème siècle avaient deux
modèles, celui du centralisme démocratique organisé verticalement du haut vers
le bas, celui du parti électoraliste attrape tout. En France le cadre
institutionnel de la Vème République, que nous contestons a produit des partis
politiques devenant des écuries présidentielles, renforçant le caractère
oligarchique du régime. Parce que nous refusons de nous adapter à cette
tendance, nous devons prendre le risque de formes nouvelles d’organisation
permettant à la société civile d’irriguer d’un sang neuf l’espace politique.
Toute la vie d’un mouvement politique ne doit pas tourner autour de la seule
désignation des candidat/es aux élections. La politique n’est pas une activité
cloisonnée où des militant/es s’engagent 24 heures sur 24, abandonnant toute
vie privée. Le militant et la militante ne sont pas des militaires et le parti
n’est pas une caserne. Il est possible d’offrit un modèle de relations
différentes, respectant les multiples identités de l’engagement. Les partis
traditionnels, reposant sur une adhésion forte, complète, totalement disponible
empêchaient de fait l’engagement différencié, intermittent de nombre de
citoyen/nes actifs et actives. C’est pourquoi, notre mouvement se construit
comme une « société coopérative d’initiative politique » reposant sur
un socle et deux piliers. Le socle, le mouvement, rassemble tous ceux et celles
qui adhèrent au présent préambule et au Manifeste XXX. Il est doté d’une Agora,
réunissant, l’ensemble de ses composantes et se dote d’un Conseil,
environnemental, social, et économique, permettant aux militant/es
d'associations , syndicalistes, aux expert/es citoyen/nes de confronter leurs
analyses et de renforcer la capacité stratégique de notre mouvement. Un centre
de ressources commun autour d’une fondation, d’une agence d’éducation populaire
et de tous moyens de réflexion et de vulgarisation alimente l’ensemble du
mouvement. Le premier pilier, le parti politique regroupe les militant/es qui
de manière permanente, structurent l’offre électorale du parti et lui
permettent d’être présent comme parti d’intervention dans la société, d’être en
prise direct avec l’actualité, d’être en phase avec l’action quotidienne,
institutionnelle des élu/es, d’expliquer l’orientation du mouvement. Le second
pilier, le Réseau, regroupe les coopérateurs et coopératrices qui comme les
adhéren/es du parti, sont signataires du Préambule et du Manifeste. Le Réseau
regroupe également des groupements à caractère national, ou territorial,
thématiques ou généralistes, permanents ou temporaires, qui décident librement
sur une base partenariale d’établir un lien avec XXX. Ce Réseau intervient dans
toutes les sphères de la société, organise des campagnes de plaidoyer, permet
l’émergence de paroles et de collectifs, développe une culture du projet,
institue des Etats Généraux de la transformation écologique de la société,
organise des Parlements Régionaux de l’écologie pour délibérer des politiques
publiques, mutualise les expériences territoriales à travers l’organisation des
Maisons de l’Ecologie , véritables bourses d’initiatives locales.. Le Réseau
&amp;quot;fait société&amp;quot; et transforme l’action citoyenne en stratégie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin notre mouvement associera durant une phase transitoire des partis
politiques écologistes, alternatifs ou régionalistes qui sur la base de notre
manifeste et du préambule de nos statuts, trouveront ainsi un cadre de
confrontation ouvert et permanent. Les écologistes ont toujours souhaité faire
de la politique autrement. Ils/elles se dotent aujourd’hui de principes et
d’une organisation adaptée pour mettre en pratique cette volonté de
transformation écologique du champ politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous fondateurs et fondatrices de XXX , issu/es de toutes les régions de
France, des Collectivités Territoriales d’Outre mer , des Français/es Hors de
France, réuni/es ce jour à Lyon, proclamons la naissance d’XXX, sur la base des
statuts suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;++Europalter Le 11 septembre 2010 Modalités d'amendement sur :
Structuration, statuts++&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : Ces amendements d’Europalter ont été discutés lors de la réunion
du 11 septembre sur la base du texte « Statuts » disponible à cette
date. Ils ont été ensuite transmis au Bureau Exécutif (BE). Depuis, un texte
actualisé du BE a été envoyé, le 16 septembre au soir. Nous indiquons donc en
note l’actualité ou non de ces amendements en fonction de ce nouveau texte, en
citant les passages concernés dans le texte du BE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agora&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un lieu d’échanges entre &amp;quot;adhérentEs&amp;quot; et &amp;quot;coopérateurs/coopératrices &amp;quot; est
important, en particulier concernant l’élaboration du programme et la
participation aux actions. Il faut néanmoins faire attention aux prérogatives
respectives des deux « piliers » afin d’éviter des prises de
positions contradictoires et la dilution des pouvoirs et responsabilités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions d’amendements Europalter - 11 septembre « Les
coopérateurs/coopératrices sont parties prenantes des instances locales ou
régionales pour tout ce qui concerne l'élaboration du programme et la
participation aux actions (décisions d'agir, modalités d'actions, etc.).
Ils/elles paient une cotisation minime ce qui leur donne le droit de vote lors
des AG sur les aspects programmatiques et contribuent aux ressources du
mouvement pour les actions. Ils/elles peuvent participer aux commissions
thématiques. » « Les coopérateurs/coopératrices ne participent pas au
choix des candidatEs aux élections à l’exception de l’élection présidentielle
mais peuvent être candidatEs. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : le texte du Bureau Exécutif a repris une partie seulement de
cette proposition. Texte du BE – 16 septembre : « Article 10 :
Les coopérateurs sont parties prenantes des décisions locales ou régionales,
notamment en ce qui concerne l'élaboration du programme et la participation aux
actions (décisions d'agir, modalités d'actions, etc.). Le projet politique de
XXX pourra ainsi être pensé, débattu, partagé et co-élaboré par les
coopérateurs. Ils peuvent participer aux agoras locales et thématiques et
disposent du même droit à la formation que les adhérents. Les
coopérateurs/trices ne participent ni aux décisions ni aux élections internes
du parti. Lorsqu'ils font acte de candidature pour des élections ou pour
participer de manière consultative aux instances du parti , les
coopérateurs/trices) ne peuvent pas appartenir à un autre mouvement politique
sauf accord électoral. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlement Fédéral&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&amp;gt; Le Parlement Fédéral doit être l’instance dirigeante de la structure
nationale. Sa dimension inter-régionale est fondamentale. Il doit se réunir
plus fréquemment afin de remplir cette mission. L’introduction d’une part
limitée de tirage au sort peut être intéressante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions d’amendements Europalter – 11 septembre « Le Parlement
Fédéral se réunit au moins six fois par an » ou « Le Parlement
Fédéral se réunit au moins huit fois par an »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le Parlement Fédéral rassemble 165 membres élus pour deux ans, au
scrutin proportionnel de listes ordonnées, complètes ou non, sans panachage et
selon les modalités exposées au règlement intérieur. Le Parlement Fédéral doit
comprendre autant d’hommes que de femmes. Le Parlement Fédéral est composé
de : - 120 déléguéEs éluEs, ainsi que leurs suppléantEs, éluEs par les
adhérentEs au niveau régional, - 30 déléguéEs éluEs ainsi que leurs
suppléantEs, éluEs au plan national - 15 déléguéEs tirés au sort parmi les
adhérentEs »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : Le texte du Bureau Exécutif ne reprend pas ces propositions. La
fréquence des réunions du Parlement y est moindre. La notion de tirage au sort
au Parlement est reprise mais déclinée différemment : 20 membres tirés au
sort le sont parmi des coopérateurs et n'y ont pas le droit de vote mais
d'expression. Texte du BE – 16 septembre : Article 27 : « Le
Parlement Fédéral se réunit au moins une fois par trimestre » Article
25 : Le Parlement Fédéral rassemble 150 membres élus pour trois ans, au
scrutin proportionnel de listes ordonnées, complètes ou non, sans panachage et
selon les modalités exposées au règlement intérieur. Le Parlement Fédéral doit
comprendre autant d’hommes que de femmes. Le Parlement Fédéral est composé
de : – 120 délégué(e)s élu(e)s, ainsi que leurs suppléant(e)s, par les
adhérent(e)s au niveau régional, - 30 délégué(e)s nationaux thématiques élu(e)s
par le Congrès Fédéral. » Article 25 : &amp;quot;20 coopérateurs tirés au sort
parmi les coopérateurs volontaires participent aux travaux du Parlement Fédéral
et y disposent d'un droit d'expression. Ils veillent à faire le lien entre
cette instance et le réseau coopératif.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseil d’Orientation/Collège des délégués nationaux thématiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&amp;gt; La multiplication des instances comporte un risque de dilution des
pouvoirs. Cela risque de délégitimer le Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions d’amendements Europalter - 11 septembre Suppression du Conseil
d’Orientation ou Absence de pouvoir décisionnel Suppression « de prendre
des positions politiques » ; Ajouter « avec voix
consultative »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : le texte du Bureau Exécutif n’a pas repris ces propositions. Le
Conseil d’Orientation devient un collège de délégué(e)s nationaux thématiques
élu lors du Congrès. Ce collège de seulement 30 personnes est chargé
« entre deux réunions du Parlement Fédéral, d'élaborer les positions du
Mouvement ». Ces délégués se réunissent « à la demande du Président du
Parlement Fédéral et dès lors que l'actualité le commande. » Ils peuvent
être indemnisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte du BE – 16 septembre : Artice 28 : « Les 30 délégué/es
nationaux (DN) thématiques sont désigné/es collectivement par le congrès sur
une liste unique constituée de personnes présentes sur les différentes listes
soumises au vote des adhérents. Les têtes de liste des délégué/es nationaux
thématiques ont la responsabilité collégiale d'établir lors du congrès, unele
liste finale de 30 candidat/es, qui respecte la proportionnelle et intègre le s
spécialités et les compétences de ces candidat/es. » Article 29 :
« Chaque délégué/e thématique national a la charge d'un domaine pour
lequel il/elle doit animer la réflexion politique en lien étroit avec les
agoras du mouvement dans son ensemble et les organismes associés ou
partenaires. Les délégués nationaux thématiques se réunissent à la demande du
Président du Parlement Fédéral et dès lors que l'actualité le commande. Ils
forment un collège chargée, entre deux réunions du Parlement Fédéral,
d'élaborer les positions du Mouvement. » « Article 30 : Les
délégué/es nationaux thématiques peuvent recevoir des indemnités de fonction
définies par le Parlement Fédéral. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non-cumul des mandats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&amp;gt; Il est nécessaire de réaffirmer l’importance du non-cumul des mandats
et sa mise en application dans les faits.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Propositions d’amendements Europalter – 11 septembre
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;« Le mouvement limite à un le nombre de mandats politiques externes des
élu-e-s se réclamant du mouvement. Les élu-e-s se trouvant en situation de
cumul lors de la création du mouvement en sortiront progressivement, à mesure
de la fin des dits mandats externes. » ou « Le mouvement défend et
s'applique la limitation du cumul des mandats. A sa création, le mouvement
prend comme point de départ la grille de cumul actuelle des Verts. Il limite
également, dans le temps, pour un même mandat, à 2 le nombre de mandats
externes et à 3 le nombre de mandats internes. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : le texte du Bureau Exécutif reprend l’idée de limitation du
cumul des mandats mais sans précision. Texte BE – 16 septembre :
Préambule : « Limitation du cumul des mandats, y compris dans le
temps ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parité&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&amp;gt; La parité, en tant que principe fondamental mais également dans sa
mise en œuvre concrète, doit être pleinement reconnue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions d’amendements Europalter – 11 septembre Ajouter « Toutes
les instances sont paritaires. En l’absence de règles visant aux moyens de
l’établissement de la parité, c’est par défaut la règle d’Hondt modifiée qui
s’applique. » Ajouter « Pour les scrutins de liste, la tête de liste
est automatiquement féminine. Quand la parité doit être organisée à un niveau
territorial supérieur, on tire au sort les inversions. Pour les scrutins
uninominaux, est élue une doublette de candidats H et F, puis est tiré au sort
qui sera tête de liste. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : le texte du Bureau Exécutif comprend en plus par rapport à la
première version : « Toutes les instances sont paritaires ». Texte du
BE – 16 septembre : De manière générale, la parité est prise en compte
dans le texte du BE : « Parité hommes/femmes en interne et en externe
pour les postes de responsabilité avec adoption de modes de scrutin
appropriés » ; « Les modalités particulières à chaque type de scrutin
sont détaillées dans le règlement intérieur. Ces modalités préciseront les
moyens par lesquelles XXX assurera la parité de ses têtes de listes aux
élections territoriales (régions, départements, villes de plus de 100 000
habitants). » ; « Il est créé un Observatoire de la Parité composé de
membres de l'Agora, composé et administré selon les dispositions fixées au
règlement intérieur. Il est chargé(e) de veiller à la représentation des femmes
à tous les degrés de l’organisation et aux modes de désignation paritaire aux
élections externes. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bureau Exécutif National&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&amp;gt; Afin d’assurer l’efficacité et l’indépendance du Bureau Exécutif
National, il est nécessaire de veiller à ce que ses membres soient en situation
d’effectuer au mieux leur mandat. Il s’agit à la fois de veiller au non-cumul
dans l’espace et dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions d’amendements Europalter – 11 septembre Ajouter « Les
membres du Bureau Exécutif ne peuvent être en même temps parlementaires,
présidentEs ou vice-présidentEs de Conseils Régionaux ou conseillers généraux,
maires ou adjointEs de villes ou présidentEs ou vice-présidentEs
d’intercommunalités de 100 000 habitants ou plus. » Ajouter « Il
n’est pas possible de faire plus de 3 mandats consécutifs au Bureau Exécutif
National »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : le texte du Bureau Exécutif ne reprend pas ces amendements.
Texte du BE – 16 septembre : Article 31 : « Les membres du
Bureau Exécutif sont élus par le Congrès selon les modalités fixées au
règlement intérieur. Le Bureau Exécutif comprend 11 membres dont notamment
le/la secrétaire national/e, le/la trésorier/e national/e, un ou deux
porte-parole, le (la) délégué(e) national(e) aux coopérateurs(trices) et à
l'animation du réseau. Pour être candidat/e au Bureau Exécutif , il faut être
membre adhérent de XXX depuis au moins un an. Le ou la président/e du Parlement
Fédéral est invité à participer aux réunion du Bureau Exécutif. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durée entre chaque Congrès&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&amp;gt; La durée entre chaque Congrès, qui définit l’orientation du mouvement,
doit être ramenée à deux ans afin que le mouvement soit plus en phase avec les
séquences politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions d’amendements Europalter – 11 septembre « Le Congrès
Ordinaire se réunit une fois tous les deux ans »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : Le texte du Bureau Exécutif ne reprend pas cet amendement. Texte
du BE – 16 septembre : « Le Congrès, assemblée générale du mouvement,
qui se réunit en sa forme ordinaire tous les 3 ans. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseil statutaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=&amp;gt; Un Conseil statutaire est nécessaire pour faire appliquer les
principes, et en particulier le non-cumul des mandats, la parité et la
proportionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions d’amendements Europalter – 11 septembre « Le Conseil
statutaire veille en particulier au respect du non-cumul des mandats, de la
parité, de la proportionnelle ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : Le texte du Bureau Exécutif reprend cet amendement. Texte du BE
– 16 septembre : « Il veille également en particulier au respect du
non-cumul des mandats, de la parité, de la qualité de la représentation
proportionnelle ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partie « dispositions transitoires »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Double appartenance La nécessité de continuer le rassemblement, de maintenir
l’ouverture, dans le cadre d’une recomposition politique a été soulignée. En ce
sens, la double appartenance peut être intéressante (ex : Fase) mais un
risque lié à la possibilité de « jouer sur les deux tableaux » a
néanmoins été pointé. Celle-ci doit donc être uniquement transitoire. = La
double appartenance est possible, sur la base de l’adhésion à la charte des
valeurs (ou préambule des statuts), pendant la période transitoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renouvellement des instances Les instances nationales doivent être
renouvelées avant 2012. Il convient de réduire la période transitoire, tout en
assurant une élection de la direction transitoire. = Le Conseil National, mis
en place suite à son actualisation sur la base d’Assemblées Régionales, élit
l'exécutif. = Un premier Congrès est convoqué entre janvier et juin 2011, avec
comme ordre du jour :  validation du programme pour la présidentielle et
les législatives de 2012  choix de la stratégie politique pour la
présidentielle et les législatives de 2012  élection des instances nationales,
dans le respect des nouveaux statuts, pour mettre en œuvre les décisions
précédentes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/09/22/D%C3%A9claration-sur-le-processus-constituant-17-septembre#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Ancrer la gauche à l'écologie politique : reprendre l'initiative</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/08/09/Ancrer-la-gauche-%C3%A0-l-%C3%A9cologie-politique-%3A-reprendre-l-initiative</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 03:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;EUROPALTER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour signer vous pouvez passer par contact@europalter.org ou vous
signaler en commentaire de ce billet de blog&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force et l’attractivité d’Europe Écologie résident dans la diversité de
celles et ceux qu’elle rassemble, dans la liberté qu’ils ont de leur degré
d’investissement, dans la possibilité qu’ils ont de ne pas en faire forcément
leur seul militantisme, ni même leur militantisme principal, dans la force, la
cohérence et l’évolutivité du projet qu’ils partagent et qu’ils contribuent
chacun à sa façon à enrichir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons quelques faits. Le succès de l'élection européenne, confirmé par
les élections régionales a succédé à l'échec de l'élection présidentielle et du
Grenelle de l'environnement. L'aventure Europe Écologie est la convergence des
écologies partidaires, associatives et mouvementistes. Elle a pu ainsi
permettre le rassemblement des familles écologistes, de leurs approches et
conceptions. Le succès n'a pu se faire que par le respect de ces singularités,
des différents parcours personnels et pratiques militantes, par cette
diversité, perçue comme le terreau crédible à une alternative. Cette
convergence s'est faite par la nécessité politique de répondre aux urgences, et
le succès électoral n'a été possible que grâce à l'adéquation entre un projet,
celui de l'écologie politique et une attente, celle de la société. Cette
attente n'est pas un vote par procuration mais l'espoir que les écologistes
puissent transformer la Politique et agir sur la société. Elle continuera à
progresser tant qu'elle ne sera pas satisfaite et tant que cette espérance ne
sera pas perdue. Tant que nous ne sommes pas en position de gérer des exécutifs
et donc de mettre en pratique institutionnellement notre projet, nous devons
maintenir cet espoir dans nos actes et nos pratiques militantes sinon le
potentiel électoral reviendra à son étiage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les écologistes, les fins sont dans les moyens. Il ne peut y avoir de
contradiction entre nos valeurs, notre projet et son application à notre propre
structure. Les écologistes bénéficient d'une bonne popularité, notamment les
Verts1 mais pour autant cela ne suffit pas pour gagner des élections. A
contrario, progresser électoralement ne signifie pas que l'on abandonne nos
valeurs comme le non cumul, la non professionnalisation de la politique,
l'éthique, la responsabilité... Nous devons maintenir cette tension entre les
moyens, et les fins et en cela les déclarations de certaines personnalités EE
sont plutôt inopportunes. Nous devons mettre fin à l'actuelle dérive
oligarchique de EE, en reprenant la critique de Castoriadis sur les oligarchies
déguisées que sont nos démocraties. Cependant, aujourd'hui, un autre risque est
en train d'apparaître, la transformation des moyens en fins. EE se perd en
conjectures sur l'organisation, oubliant ses valeurs et le projet. Les
électeurs nous attendent certes sur la manière dont nous allons nous organiser
et fonctionner mais encore plus sur comment nous allons répondre aux crises, à
la question des retraites, des inégalités, de la précarité...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces constats impliquent d’abord que la forme pérenne d’Europe Écologie ne
peut pas être celle d’un nouveau parti politique traditionnel, qui finirait
fatalement par ressembler aux anciens, avec les clivages artificiels, les
luttes de chapelles, sans contenu politique, qui éloignent tant de citoyennes
et de citoyens. Ce modèle ne correspond pas aux aspirations de la plupart de
celles et ceux qui sont venu-es depuis un an (et dont beaucoup ne manqueraient
pas, alors, de repartir). L’engagement dans Europe Écologie est libre et
compatible avec d’autres engagements. Il est souhaitable qu’on puisse s’y
rassembler avec ou sans une diversité d’engagements associatifs, politiques,
syndicaux… La pluralité d’appartenance doit y être la bienvenue, y compris à
des membres de partis politiques pourvu que chacun adhère aux valeurs et au
projet Europe Écologie. Cette pluralité est déjà une réalité avec Régions et
Peuples Solidaires, des militants de la FASE, du MEI, de CAP21, du Mouvement
des Objecteurs de Croissance... Elle doit être maintenue, au moins dans une
phase transitoire. C’est donc un grand mouvement de l’écologie politique que
nous sommes en train de créer, avec des règles et des procédures, auquel on
adhère par une cotisation (au moins proportionnelle au revenu), par l’adhésion
signée aux valeurs communes, - et où une personne = une voix pour le choix des
candidats aux élections. En retour, le mouvement s’engage à donner des comptes
financiers (résultat, bilan…) pour assurer une transparence financière. Cette
coopérative/fédération/parti, pas de fétichisme dans les mots, restera
attractive à condition de s’ouvrir résolument à la société, aux mouvements
sociaux, aux enjeux sociétaux contemporains afin de pouvoir continuer à penser
la transformation écologique et à actualiser son projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est quoi un parti au 21ème siècle ? Pratiques militantes (non
cumul, exemplarité...) ? :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A-- Un mouvement qui ressemble à la société que nous voulons dans sa
forme :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Préserver/créer des pratiques démocratiques: non cumul des mandats,
respect des minorités, recherche du consensus, fédéralisme et régionalisme,
principe de subsidiarité et refus du centralisme, diversité, parité et
proportionnelle, séparation du législatif (&amp;quot;parlement&amp;quot; du mouvement) et de
l'exécutif, refus d'une professionnalisation excessive de la politique qui met
à mal l'indépendance de décision du mouvement. Il est ainsi important d'éviter
le &amp;quot; centralisme démocratique &amp;quot; où l’organisation est telle que le &amp;quot; centre &amp;quot;
prend toutes les décisions et ne consulte la base que de manière plus ou moins
formelle et rituelle, ce qui est la situation actuelle d’Europe Écologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Soutenir la multi appartenance dans la phase transitoire car parmi les
priorités, il y a l’ouverture et le rassemblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Créer une forme hybride et mixte Coopérative/Fédération, période
transitoire qui permette un droit à l'expérimentation (vote préférentiel,
tirage au sort, conférence de consensus...), pour ne pas se reconstituer en
parti pendant que la réflexion court encore sur les avatars de la &amp;quot;forme
parti&amp;quot; ; et aussi pour respecter l’état des forces en présence et faire
vivre le souci d’élargissement et de rassemblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Créer une structure à plusieurs entrées, militante, territoriale,
thématique, politique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B-- Créer une formation qui prône clairement le dépassement du
capitalisme :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Cet anticapitalisme n'est pas celui de la gauche traditionnelle, de la
propriété des moyens de production mais de la critique de l'accumulation du
capital pour le capital (le productivisme). D'ailleurs selon l'étude de
François Miquet-Marty, « 30 % des membres de &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/08/09/EE&quot; title=&quot;EE&quot;&gt;EE&lt;/a&gt; se déclarent « très proches » des idées anticapitalistes
et 95 % « proches ». »2 Le système capitaliste est aujourd'hui plus ou
moins consciemment perçu comme incapable de répondre aux crises. La croissance
ne permet plus depuis plusieurs décennies de réduire le chômage et les
inégalités. Les crises écologiques sont la cause directe de notre mode de
développement. À ce titre, nous n'avons pas à être timorés sur les critiques du
système capitaliste, notamment sur les questions de réappropriation citoyenne
des biens communs, de services publics et de moyens de production., de
décroissance de notre empreinte écologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5- L'écologie politique s'inscrit dans la continuité historique des
mouvements d'émancipation. Nous nous reconnaissons dans les conquêtes sociales
du 19ème et du 20ème siècles. Ces conquêtes sont aujourd'hui remises en cause
tant par un mode de développement en crise que par des personnes qui veulent
garder leur position de domination et leurs privilèges, à tout prix y compris
par la violence. Si l'écologie peut paraître répondre aux attentes d'une
majorité, elle est aussi un danger pour une minorité qui ne veut pas sacrifier
son mode de vie.3 Cette tension entre une minorité puissante et la majorité met
en danger la démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6- L'écologie politique lutte contre toutes les formes de domination et
d'exploitation, notamment le patriarcat, l'idéologie productiviste et/ou
scientiste, l'aliénation par le travail ou par la consommation, le racisme...
Elle vise à permettre l'autonomie de toutes et tous, c'est-à-dire donner à
chacune et chacun les moyens d'avoir la maîtrise de son devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Financement et aspects juridiques d'un parti aujourd'hui ?
L'interaction, les liens avec le mouvement social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A-- Une organisation clairement identifiable, et respectueuse des
parcours de tous ses membres.&lt;/strong&gt; Il faut créer une
« Coopérative » de l’écologie politique, nommée Europe Écologie/ Les
Verts (pour garder la mémoire des deux noms), ouverte aussi bien aux
organisations politiques qu’aux individus adhérant à un ensemble de valeurs et
d’objectifs : rejet du productivisme, combat contre le nucléaire, remise
en cause du libéralisme économique et combat contre les injustices sociales,
défense de la biodiversité, valeur émancipatrice du féminisme, égalité des
droits, non violence et respect des minorités, fédéralisme, solidarité et
partage des richesses, politique autrement (non cumul, parité,
proportionnelle...). Une démocratie tient compte de la diversité (portant sur
d’innombrables plans de la vie et sur la personnalité de chacun-e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B-- Une organisation favorisant l’unité du camp
populaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre l’abstention est un enjeu central. La priorité n’est pas
d'être uniquement scandée par les rythmes électoraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Pour ce faire, l'ancrage local est favorisé grâce à un travail avec les
différents acteurs, une réflexion et une élaboration de projets avec les
différents secteurs de la population. Il s'agit de sortir de l'espoir du grand
soir électoral où les élu-es vont tout résoudre pour leurs « administrés
». Transformer nos modes de production, de consommation, passe autant par
toutes les initiatives d'auto-organisation, « ici et maintenant » que
par les élections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Faciliter le fonctionnement des structures locales grâce à un soutien
technique, militant, une péréquation financière pour permettre la construction
de collectifs de base et assurer les campagnes de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Modalités d'organisation et territorialité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__A-- Rédaction d'une charte de valeurs communes dans la continuité de la
charte des Verts mondiaux, élaborée à Canberra en 2001.__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle organisation se dote d’une charte de valeurs communes qui
rappellent les valeurs de l’écologie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B-- Création d'une instance délibérative nationale, d'un
&amp;quot;parlement&amp;quot;, paritaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- l'instance nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette coopérative est dirigée par une instance délibérative nationale
(« parlement ») composée&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es élu-es des organisations adhérentes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es des adhérent-es directs ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es des instances instituées au plan régional ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es des commissions thématiques instituées pour le projet
collectif ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- d'un collège d'adhérent-es tiré-es au sort parmi celles et ceux vérifiant
les conditions d’ancienneté de 3 mois d’adhésion en 2010- 2011, puis ensuite un
an d’adhésion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les représentant-es des deux premières composantes sont en nombre
proportionnel aux personnes représentées et constituent les 4/7 de l’instance.
Les représentant-es des deux composantes suivantes sont en nombre fixe (celui
des régions et celui des commissions) et représentent 2/7 de l’instance. Le
collège d'adhérent-es tiré-es au sort représente 1/7 de l'instance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible d'avoir des organisations ayant le statut d'observateur dans
l'attente d'une position d'intégration de leur part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce parlement d’Europe Écologie est renouvelé tous les deux ans. Ses membres
sont élu-es selon la méthode d'Hondt par chacune de ses composantes (chaque
organisation adhérente élit ses représentant-es, les adhérents directs élisent
leurs représentant-es, chaque région élit ses représentant-es, chaque
commission les siens.) Le Parlement prend ses décisions à une majorité
qualifiée de 60 %. Il élit chaque année un exécutif qui ne peut excéder 10 % de
ses membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Les instances régionales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Europe Écologie reste fidèle aux valeurs fédérales. Son organisation ne
reflète pas forcement les frontières géographiques administratives
françaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les instances régionales sont composées sur le même modèle que la
coopérative nationale. Elles comportent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es des organisations adhérentes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es des adhérent-es directs ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es des comités locaux ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- des représentant-es de commissions thématiques Projet ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- un collège de 10% d'adhérent-es tiré-es au sort parmi celles et ceux,
vérifiant les conditions d’ancienneté de 3 mois d’adhésion en 2010- 2011, puis
ensuite un an d’adhésion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces instances sont élues pour deux ans. Elles se dotent d’un exécutif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Les comités locaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comités locaux Europe Écologie sont les composantes de base de la
coopérative et le lieu principal de son action. Ils doivent se doter d’une
charte de fonctionnement. En cas de conflit, il doit y avoir une possibilité de
saisie de la commission des sages régionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Le fonctionnement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres des organisations adhérentes et les adhérents individuels ont
seuls le droit de vote aux Assemblées Générales de la coopérative. Les
décisions des AG sont prises sur le principe : 1 personne/1 voix et la
majorité qualifiée de 60 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les décisions d’Europe Écologie concernant la stratégie et notamment les
élections externes sont prises, sur le principe de la subsidiarité, en
Assemblée Générale des adhérents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les AG sont décentralisées sur une base de cohérence territoriale. Elles
doivent respecter les principes énoncés dans les statuts : respect des
minorités, non-cumul, parité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque des arbitrages sont nécessaires pour assurer ces principes généraux,
et uniquement dans ce cas, c’est le niveau géographique immédiatement supérieur
qui les assure, dans le meilleur respect possible du choix des adhérents
directement concernés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C-- Création d'une commission des sages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe, au niveau national et dans chaque région, une « Commission
des sages » chargée de veiller au respect des statuts et des principes
(subsidiarité, non-cumul, parité), et à la résolution nonviolente d’éventuels
conflits. Un arbitrage doit être fait entre valeurs et règles avec une approche
qui privilégierait les valeurs sur les règles pour éviter les travers
procéduriers et formels. Les membres de cette commission sont tirés au sort
parmi un vivier de volontaires. Pour faire parti de ce vivier sont
appliquées : les conditions d’ancienneté (3 mois d’adhésion en 2010-2011
puis un an d'ancienneté), de disponibilité (pas de responsabilités nationales
ou d’exécutif), de régularité (à jour de cotisation, etc). Les membres tirés au
sort doivent être ratifiés par un vote du parlement (national) ou de l’instance
régionale concernée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D-- Création d'un réseau Europe Écologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Le réseau Il est créé d’autre part un &amp;quot;réseau Europe Écologie&amp;quot;, ou plus
précisément un réseau de réseaux, ouvert aux individus, comme aux mouvements
associatifs, syndicaux et autres collectifs. Il est chargé de fidéliser les
sympathisants. Ce réseau peut être un ensemble d'associations géographiques
et/ou thématiques sur la manière du réseau des éco-syndicalistes ou des
écologeeks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Cette association (avec cotisation annuelle modeste et budget spécifique)
a pour vocation de participer à l’élaboration du projet écologiste et de
soutenir l’action d’Europe Écologie. Ses membres participent de plein droit aux
commissions thématiques mise en place par la coopérative et consacrées au
projet d’Europe Écologie. Ils peuvent se porter candidats à la candidature aux
élections externes au même titre et dans les mêmes conditions que les adhérents
de la coopérative (mais seuls ces derniers votent aux niveaux concernés).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Il se constitue un réseau avec différents niveaux d’engagement (mais des
objectifs communs négociés, actés, et pourvus de mécanismes de vérification de
leur réalisation), avec toutes sortes de regroupements de citoyens à buts
autres que la simple défense d’intérêts particuliers (y compris des
regroupements d’entreprises, des coopératives poursuivant des buts autres que
commerciaux), des projets regroupant diverses compétences pour des réalisations
bénéficiant à diverses catégories de population ou à l’ensemble des citoyens,
des établissements culturels, scientifiques, sociaux, des associations. Chaque
réseau peut inclure un comité d’animation politique, sorte de comité de suivi,
avec des membres &amp;quot; internes &amp;quot; et &amp;quot; externes &amp;quot;, doté d’une large autonomie, dans
le cadre des buts généraux recherchés, en cohérence avec les alliances
politiques contractées. Non seulement cette autonomie est nécessaire, mais en
outre, il serait illusoire d’établir des actions qui ne bénéficieraient pas aux
citoyens. Autrement, il ne s’agirait que d’inféoder ces organisations au parti.
Or celui-ci fournit une plus-value gratuite de mise en contact de réseaux et de
compétences, en matière de communication et de reconnaissance sociale. En
définitive, c’est l’organisation citoyenne qui juge l’intérêt de ce lien, et
qui peut l’étendre. Si ces relations doivent donner des résultats conformes aux
engagements pris, leur but est surtout d’établir une connexion directe avec la
société civile, en recueillant l’intelligence collective, en dynamisant toutes
sortes de capacités, en faisant aboutir des projets émanant de la société
civile. Cette mise en réseau avec la société civile, et en particulier, avec sa
partie la plus active, devrait accélérer la rotation des responsables
politiques et de tous les postes à responsabilité. En effet, en ouvrant
l’espace politique à tous les citoyens, le cumul des mandats et les &amp;quot; carrières
politiques &amp;quot; commencent à perdre de leur sens. Ce réseau ne se limite pas à
établir des canaux de liaison avec diverses organisations de la société civile.
Il est aussi le &amp;quot; lieu &amp;quot;, le point de départ d’une réflexion sur les modes de
rencontre, de confrontation critique et de coopération possible des différents
réseaux et organisations. Dans un premier temps, il s’agit d’une démarche &amp;quot;
étoilée &amp;quot; (les &amp;quot; ponts &amp;quot; convergent de la société civile vers le parti). Puis,
il s’agit de susciter des rapports &amp;quot; horizontaux &amp;quot; entre organisations
citoyennes audelà de ce qui peut dériver de la simple poursuite de leurs buts.
Cette action du réseau serait en quelque sorte le premier cercle d’un ensemble
de cercles concentriques (selon le degré d’engagement). Le dernier cercle se &amp;quot;
perd &amp;quot; au sein de la société civile, c’est-à-dire que les retombées de son
action ne sont pas évaluables dans le bilan d’activité d’un parti. Les États
Généraux de L’Emploi et de l’Écologie pourraient être le premier lieu
d’expérimentation de ce type de réseau. Ce réseau peut prendre aussi la forme
d’organisations formelles sous forme coopérative, comme un cabinet de
recrutement, des bureaux d’études,… Ce réseau peut prendre aussi la forme de
groupes informels comme par exemple « Sauvons les riches ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Ce réseau peut localement s'instituer dans des maisons de l'Écologie ou
des Parlements régionaux de l'Écologie ou Agoras de l'écologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E-- Europe Écologie se dote d'une fondation de l'écologie politique
autonome et pluraliste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de se doter d'un outil de production théorique mais aussi
d'expertise et d'analyse des pratiques. Cette fondation est aussi un lieu pour
mettre en place des outils de formation des militant-es. Les partis ne sont
plus aujourd’hui suffisamment des lieux de création politique mais des lieux
d’enregistrement de projets politiques externes. En conséquence, les réseaux et
les lobbies quels qu’ils soient, occupent une place prépondérante. Un tel
éclatement a pour conséquence la pénurie de projet politique global, les partis
n’étant plus alors porteurs d’une idéologie mais d’idées désarticulées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F-- Une fédération des élu-es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Europe Écologie doit se doter d'une seule association des élu-es ainsi que
de formation des élu-es qui fonctionne sur les mêmes principes que les autres
organisations de la galaxie Europe Écologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G-- La dimension européenne et internationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 10 ans, d’un mouvement d’opposition à Seattle nous sommes passés à un
mouvement de proposition à Copenhague. L'alter-mondialisme s'impose sur la
scène internationale comme force politique propositionnelle. Europe
Écologie/Les Verts avec les écologistes français de l’étranger doivent être
moteur de cette dynamique en oeuvrant immédiatement dans le cadre du Parti Vert
Européen et la fédération des Verts mondiaux pour le rapprochement et
l'inter-organisation pérenne au plan Européen et aussi au plan international de
toutes les formations politiques, syndicales et associatives partageant nos
valeurs politiques, sociales et écologistes ainsi que de tous les réseaux
sociaux et altermondialistes comme Climate Justice Now, Cochabamba, Attac, Via
Campesina, Amis de la Terre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H-- La construction du projet écologiste&lt;/strong&gt; Toute organisation
politique se définit d’abord par son projet politique. L’élaboration de
celui-ci est donc une phase importante de la constitution d’une mouvement
Europe Écologie/Les Verts. Pour cela, il faut s’appuyer sur les commissions
thématiques dont des représentants sont membres de droit de l’instance
nationale, la fondation de l’écologie politique qui doit alimenter le projet,
le réseau Europe Écologie. Comme nous le préconisons pour l'ensemble de la
société, un projet écologiste n'est pas un projet clef en main, imposé. C'est
un projet en construction permanente, partant d'un ensemble de valeurs, discuté
avec la société, avec un programme et une stratégie de mise en oeuvre. Un
premier texte d’orientation devra être voté aux Assises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Modes de désignation des candidats aux élections&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A-- Soutenons la possibilité d'un tirage au sort final entre les derniers
candidats à la candidature restant en lice après validation par les
instances/assemblées collectives appropriées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B-- L’élection du président de la République au suffrage universel et la
concentration de pouvoirs en ses mains est la marque de la Ve république, dont
nous critiquons fondamentalement le fonctionnement mais compte tenu de
l’importance du débat politique à cette occasion, il doit y avoir un candidat
de l'écologie politique. Une primaire de l'écologie politique est nécessaire
pour départager les candidatures possibles. La campagne présidentielle doit
porter également sur la nécessité de changer de constitution et d'en finir avec
ce régime présidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le périmètre du Rassemblement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A-- Ce sont les valeurs définies dans le préambule qui en caractérisent le
contour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B-- Selon le principe de subsidiarité, les candidatures aux élections
externes sont décidées par les adhérents du niveau directement concerné par
l’élection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Organisation des Assises constituantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mettre en oeuvre nos principes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- La conférence de consensus doit être un temps fort de la préparation des
assises. Pour cela, elle est organisée selon les normes, avec un vrai tirage au
sort des membres de la conférence, des personnes extérieures au processus
capable de présenter objectivement les différentes formes d'organisation et
d'organiser le consensus et le « dissensus fécond ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Une étape du mouvement constituant Europe Écologie est depuis sa création
un processus constituant permanent. Les assises doivent s'inscrire dans ce
mouvement long sans s'ossifier dans une structure. Un texte d’orientation et
une charte des valeurs doivent être rédigés dans cette phase transitoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Le vote&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous le refusons pour les élections normales, pour des raisons de
sécurité, il ne peut être possible d'utiliser le vote électronique. De plus, la
délibération politique nécessite l’échange et la confrontation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vote ne peut non plus être réservé aux seules personnes capables de se
rendre physiquement à Lyon pour les Assises. Nous recommandons en priorité la
tenue d'Assemblées territoriales où seraient élu-es des délégué-es pour les
Assises, sur la base de textes d'orientation, présentés en amont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif peut être complété par un référendum (papier par voie postale)
si c'est nécessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Premiers signataires au 12 août 2010 :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Françoise Alamartine, Martine Alcorta, Marie-Elisabeth Allaire, Roseline
Amelot, Sylvette Amestoy, Marie Aoustin, Gilles Bénard, David Berly, Jorge
Bocanegra, Julien Bonnet,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohamed Bougafer, Alima Boumediene-Théry, Michel Bourgain, Jacques Boutault,
Priscilla Cassez, Yves Chagneau, Philippe Chemla, Armelle Chevassu, Pierre
Christophe, Françoise Coineau,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Compère, Yves Contassot, Laurent Coumel, Benoît de Cornulier,
Emmanuelle Cosse, Jean- Marc Delaunay, Karima Delli, Olwen Denes, Didier
Delpeyrou, Daniel Deriot,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascal Desclaux, Manuel Domergue, Patrick Farbiaz, Jean-Luc Fauche,
Lucie-Térèse Faure, Christian Flejszerowicz, Jérôme Gleizes, Thomas Giry,
Jean-Marie Goater, Denis Grandjean,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire Grover, Alain Gruenais, Jacqueline Guénin, Monique Guittenit, Michel
Hamon, Monique Hamon, Isabelle Haye, Marie Isabelle Heck, Cécilia Joxe,
Patricia Kokosynski,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Lafont, Annie Lahmer, Mourad Laoues, Marc Lasaygues, Zine Lassoued,
Yannick Lavenne, Noëlle le Maulf, Martine Lebranchu, Julien Lecaille, Gilles
Lemaire,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Xavier Lhomme, François Lotteau, Élise Lowy, Paul Lowy, Zine-Eddine M’Jati,
Georges Magnier, François Maillard, Claire Mallard, Olivier Marouzé,
Abderrahmane Marzouki,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence Mermet, Florent Mignot, Laurent Moccozet, Déborah Mortali, Daniel
Mosmant, Dany Neveu, Hélène Peccolo, Jocelyne Pellet, Bernard Péré, Patrick
Petitjean,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renée Alice Poussard, Annette Rimbert, Serge Rivret, Carlos Salbany, Eros
Sana, Lucia Scalzone- Martini, Jean-Yves Schneider, Marie-Claire Robin, Marie
Robin, Fabien Selo,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric Sicard, Baptiste Simon, Pierre Stoeber, Frédéric Supiot, Jean-Marc
Tagliaferri, Mireille Teule, Geneviève Thiébaut, Yvan Tricart, Pierre Turon,
Marie-Claude Vallet,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierrick Vaugon, Kristina Wagner, Michel Wilson, Muttiah Yogananthan.
(104)&lt;/p&gt;</description>
    
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  <item>
    <title>Ancrer la gauche à l'écologie politique : reprendre l'initiative</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/07/29/Ancrer-la-gauche-%C3%A0-l-%C3%A9cologie-politique-%3A-reprendre-l-initiative</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Jul 2010 23:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Julien Lecaille</dc:creator>
            
    <description>    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ceci est une contribution au sujet d'Europe Ecologie en discussion au sein
d'Europalter; cette contribution n'engage que ses signataires et non l'ensemble
des signataires Europalter&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour signer vous pouvez passer par &lt;a href=&quot;mailto:%63%6f%6e%74%61%63%74%40%65%75%72%6f%70%61%6c%74%65%72%2e%6f%72%67&quot;&gt;contact@europalter.org&lt;/a&gt;
ou vous signaler en commentaire de ce billet de blog&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2&gt;EUROPALTER (Version 2e du 29/07/10)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La force et l’attractivité d’Europe Écologie réside dans la diversité de
celles et ceux qu’elle rassemble, dans la liberté qu’ils ont de leur degré
d’investissement, dans la possibilité qu’ils ont de ne pas en faire forcément
leur seul militantisme ni même leur militantisme principal, dans la force, la
cohérence et l’évolutivité du projet qu’ils partagent et qu’ils contribuent
chacun à sa façon à enrichir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons quelques faits. Le succès de l'élection européenne, confirmées par
les élections régionales a succédé à l'échec de l'élection présidentielle et du
Grenelle de l'environnement. L'aventure Europe Écologie est la convergence des
écologies partidaires, associatives et mouvementistes. Elle a pu ainsi
permettre le rassemblement des familles écologistes, de leur approches et
conceptions. Le succès n'a pu se faire que par le respect de ces singularités,
des différents parcours personnels et pratiques militantes, par cette
diversité, perçue comme le terreau crédible à une alternative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette convergence s'est faite par la nécessité politique de répondre aux
urgences, et le succès électoral n'a été possible que grâce à l'adéquation
entre un projet, celui de l'écologie politique et une attente, celle de la
société. Cette attente n'est pas un vote par procuration mais l'espoir que les
écologistes puissent transformer la Politique et agir sur la société. Elle
continuera à progresser tant qu'elle ne sera pas satisfaite et tant que cette
espérance ne sera pas perdue. Tant que nous ne sommes pas en position de gérer
des exécutifs et donc de mettre en pratique institutionnellement notre projet,
nous devons maintenir cet espoir dans nos actes et nos pratiques militantes
sinon le potentiel électoral reviendra à son étiage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les écologistes, les fins sont dans les moyens. Il ne peut y avoir de
contradiction entre nos valeurs, notre projet et son application à notre propre
structure. Les écologistes bénéficient d'une bonne popularité, notamment les
&lt;a href=&quot;http://www.tns-sofres.com/popularites/cote3/choixdate.php?parti=verts&quot;&gt;Verts&lt;/a&gt;
mais pour autant cela ne suffit pas pour gagner des élections. A contrario,
progresser électoralement ne signifie pas que l'on abandonne nos valeurs comme
le non cumul, la non professionnalisation de la politique, l'éthique, la
responsabilité... Nous devons maintenir cette tension entre les moyens et les
fins et en cela les déclarations de certaines personnalités EE sont plutôt
inopportunes. &lt;strong&gt;Nous devons mettre fin à l'actuelle dérive oligarchique
de EE, en reprenant la critique de Castoriadis sur les oligarchies déguisées
que sont nos démocraties.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, aujourd'hui, un autre risque est en train d'apparaître, la
transformation des moyens en fins. EE se perd en conjecture sur l'organisation,
oubliant ses valeurs et le projet. Les électeurs nous attendent certes sur la
manière dont nous allons nous organiser et fonctionner mais encore plus sur
comment nous allons répondre aux crises, à la question des retraites, des
inégalités, de la précarité...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces constats impliquent d’abord que la forme pérenne d’Europe Écologie ne
peut pas être celle d’un nouveau parti politique traditionnel, qui finirait
fatalement par ressembler aux anciens, avec les clivages artificiels, les
luttes de chapelles, sans contenu politique, qui en éloignent tant de
citoyennes et de citoyens. Ce modèle ne correspond pas aux aspirations de la
plupart de celles et ceux qui sont venus depuis un an (et dont beaucoup ne
manqueraient pas, alors, de repartir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’engagement dans Europe Écologie est libre et compatible avec d’autres
engagements. Il est souhaitable qu’on puisse s’y rassembler avec ou sans une
diversité d’engagements associatifs, politiques, syndicaux… La pluralité
d’appartenance doit y être la bienvenue, y compris à des membres de partis
politiques pourvu que chacun adhère aux valeurs et au projet Europe Écologie.
Cette pluralité est déjà une réalité avec Régions et Peuples Solidaires, des
militants de la FASE, du MEI, de CAP21, du Mouvement des Objecteurs de
Croissance... Elle doit être maintenue, au moins dans une phase
transitoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est donc un grand mouvement de l’écologie politique que nous sommes en
train de créer, mais avec des règles et des procédures, à laquelle on adhère
par une cotisation (au moins un peu proportionnelle au revenu), par l’adhésion
signée aux valeurs communes, - et où une personne = une voix pour le choix des
candidats aux élections. En retour, le mouvement s’engage à donner des comptes
financiers (résultat, bilan…) pour assurer une transparence financière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette coopérative/fédération/parti, pas de fétichisme dans les mots, restera
attractive à condition de s’ouvrir résolument à la société, aux mouvements
sociaux, aux enjeux sociétaux contemporains afin de pouvoir continuer à penser
la transformation écologique et à actualiser son projet.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;C'est quoi un parti au 21ème siècle ? Pratiques Militantes (non cumul,
exemplarité...) ?:&lt;/h3&gt;
&lt;h4&gt;A-- Un mouvement qui ressemble à la civilisation que nous voulons dans sa
forme :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;1- Préserver/créer des pratiques démocratiques: non cumul des mandats,
respect des minorités, recherche du consensus, fédéralisme et régionalisme,
principe de subsidiarité et refus du centralisme, diversité, parité et
proportionnelle, séparation du législatif (&amp;quot;parlement&amp;quot; du mouvement) et de
l'exécutif, refus d'une professionnalisation excessive de la politique qui peut
mettre à mal l'indépendance de décision du mouvement. Il est ainsi important
d'éviter le &amp;quot; centralisme démocratique &amp;quot; où l’organisation est telle
que le &amp;quot; centre &amp;quot; prend toutes les décisions et ne consulte la base
que de manière plus ou moins formelle et rituelle, ce qui est la situation
actuelle d’Europe Écologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Soutenir la multi appartenance dans la phase transitoire car parmi les
priorités, il y a l’ouverture et le rassemblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Créer une forme hybride et mixte Coopérative/Fédération, période
transitoire qui permette un droit à l'expérimentation (vote préférentiel,
tirage au sort, conférence de consensus...), pour ne pas se reconstituer en
parti pendant que la réflexion court encore sur les avatars de la &amp;quot;forme
parti&amp;quot; ; et aussi pour respecter l’état des forces en présence et faire
vivre le souci d’élargissement et de rassemblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Créer une structure à plusieurs entrées, militante, territoriale,
thématique, politique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B-- Créer une formation qui prône clairement le dépassement du
capitalisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Cet anticapitalisme n'est pas celui de la gauche traditionnelle, de la
propriété des moyens de production mais de la critique de l'accumulation du
capital pour le capital (le productivisme). D'ailleurs &lt;a href=&quot;http://www.jean-jaures.org/Publications/Les-essais/La-guerre-des-gauches-n-aura-pas-lieu&quot;&gt;
selon l'étude de François Miquet-Marty&lt;/a&gt; « 30 % des membres de
&lt;strong&gt;EE&lt;/strong&gt; se déclarent « très proches » des idées
anticapitalistes et 95 % « proches ». »2 Le système capitaliste est
aujourd'hui plus ou moins consciemment perçu comme incapable de répondre aux
crises. La croissance ne permet plus depuis plusieurs décennies de réduire le
chômage et les inégalités. Les crises écologiques sont la cause directe de
notre mode de développement. A ce titre, nous n'avons pas à être timorés sur
les critiques du système capitaliste, notamment sur les questions de
réappropriation citoyenne des biens communs, de services publics et de moyens
de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5- L'écologie politique s'inscrit dans la continuité historique des
mouvements d'émancipation. Nous nous reconnaissons dans les conquêtes sociales
du 19ème et du 20ème siècles. Ces conquêtes sont aujourd'hui remises en cause
tant par un mode de développement en crise que par des personnes qui veulent
garder leur position de domination et leurs privilèges, à tout prix y compris
par la violence. Si l'écologie peut paraître répondre aux attentes d'une
majorité, elle est aussi un danger pour une &lt;a href=&quot;http://www.reporterre.net/livre/index.php&quot;&gt;minorité qui ne veut pas sacrifier
son mode de vie&lt;/a&gt;. Cette tension entre une minorité puissante et la majorité
met en danger la démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6- L'écologie politique lutte contre toutes les formes de domination et
d'exploitation, notamment le patriarcat, l'idéologie productiviste et/ou
scientiste, l'aliénation par le travail ou par la consommation, le racisme...
Elle vise à permettre l'autonomie de toutes et tous, c'est-à-dire donner à
chacune et chacun d'avoir la maîtrise de son devenir.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Financement et aspects juridiques d'un parti aujourd'hui ?
L'interaction, les liens avec le mouvement social ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A-- Une organisation clairement identifiable, et respectueuse des parcours
de tous ses membres. Il faut créer une « Coopérative » de l’écologie
politique, nommée Europe Écologie/ Les Verts (pour garder la mémoire des deux
noms), ouverte aussi bien aux organisations politiques qu’aux individus
adhérant à un ensemble de valeurs et d’objectifs : rejet du
productivisme, combat contre le nucléaire, remise en cause du libéralisme
économique et combat contre les injustices sociales, défense de la
biodiversité, valeur émancipatrice du féminisme, égalité des droits, non
violence et respect des minorités, fédéralisme, solidarité et partage des
richesses, politique autrement (non cumul, parité, proportionnelle...). Une
démocratie tient compte de la diversité (portant sur d’innombrables plans de la
vie et sur la personnalité de chacun-e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B-- Une organisation, favorisant l’unité du camp populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre l’abstention est un enjeu central. La priorité n’est pas
d'être uniquement scandée par les rythmes électoraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Pour ce faire, l'ancrage local est favorisé grâce à un travail avec les
différents acteurs, une réflexion et une élaboration de projets avec les
différents secteurs de la population. Il s'agit de sortir de l'espoir du grand
soir électoral où les élus vont tout résoudre pour leurs
« administrés ». Transformer nos modes de production, de
consommation, passent autant par toutes les initiatives d'auto-organisation,
« ici et maintenant » que par les élections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Faciliter le fonctionnent des structures locales grâce à un soutien
technique, militant, une péréquation financière pour permettre la construction
de collectif de base et d’assurer les campagnes de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Modalités d'organisation et territorialité&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A-- Rédaction dune charte des valeurs communes dans la continuité de la
charte des Verts mondiaux élaboré à Canberra en 2001 La nouvelle organisation
se dote d’une charte des valeurs communes qui rappellent les valeurs de
l’écologie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B-- Création d'une instance délibérative nationale, d'un &amp;quot;parlement&amp;quot;,
paritaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- l'instance nationale Cette coopérative est dirigée par une instance
délibérative nationale (« parlement ») composé - des
représentant-es élu-es des organisations adhérentes - des représentant-es des
adhérent-es directs - des représentant-es des instances instituées au plan
régional - des représentant-es des commissions thématiques instituées pour le
projet collectif - d'un collège d'adhérents tirés au sort parmi celles et ceux,
vérifiant les conditions d’ancienneté de 3 mois d’adhésion en 2010- 2011, puis
ensuite un an d’adhésion. Les représentant-es des deux premières composantes
sont en nombre proportionnel aux personnes représentées et constituent les 4/7
de l’instance. Les représentant-es des deux composantes suivantes sont en
nombre fixe (celui des régions et celui des commissions) et représentent 2/7 de
l’instance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collège d'adhérent-es tirés au sort représente 1/7 de l'instance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible d'avoir des organisations ayant le statut d'observateur dans
l'attente d'une position d'intégration de leur part. Ce parlement d’Europe
Écologie est renouvelé tous les deux ans. Ses membres sont élu-es selon la
méthode d'Hondt par chacune de ses composantes (chaque organisation adhérente
élit ses représentant-es, les adhérents directs élisent leurs représentant-es,
chaque région élit ses représentant-es, chaque commission les siens.) Le
Parlement prend ses décisions à une majorité qualifiée de 60%. Il élit chaque
année un exécutif qui ne peut excéder 10% de ses membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Les instances régionales Europe Écologie reste fidèle aux valeurs
fédérales. Son organisation ne reflète pas forcement les frontières
géographiques administratives françaises. Les instances régionales sont
composées sur le même modèle que la coopérative nationale. Elles
comportent : - des représentant-es des organisations adhérentes - des
représentant-es des adhérents directs - des représentant-es des comités locaux
- des représentant-es de commissions thématiques Projet - un collège de 10%
d'adhérents tirés au sort parmi celles et ceux, vérifiant les conditions
d’ancienneté de 3 mois d’adhésion en 2010- 2011, puis ensuite un an d’adhésion.
Ces instances sont élues pour deux ans. Elles se dotent d’un exécutif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Les comités locaux Les comités locaux Europe Écologie sont les
composantes de base de la coopérative et le lieu principal de son action. Ils
doivent se doter d’une charte de fonctionnement. En cas de conflit, il doit y
avoir une possibilité de saisie de la commission des sages régionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- le fonctionnement Les membres des organisations adhérentes et les
adhérents individuels ont seuls le droit de vote aux Assemblées Générales de la
coopérative. Les décisions des AG sont prises sur le principe : 1
personne/1 voix et la majorité qualifiée de 60 % Les décisions d’Europe
Écologie concernant la stratégie et notamment les élections externes sont
prises, sur le principe de la subsidiarité, en Assemblée Générale des
adhérents. Les AG sont décentralisées sur une base de cohérence territoriale.
Elles doivent respecter les principes énoncés dans les statuts : respect
des minorités, non-cumul, parité. Lorsque des arbitrages sont nécessaires pour
assurer ces principes généraux, et uniquement dans ce cas, c’est le niveau
géographique immédiatement supérieur qui les assure, dans le meilleur respect
possible du choix des adhérents directement concernés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C-- Création d'une commission des sages Il existe, au niveau national et
dans chaque région, une « Commission des sages » chargée de veiller
au respect des statuts et des principes (subsidiarité, non-cumul, parité), et à
la résolution non-violente d’éventuels conflits. Un arbitrage doit être fait
entre valeurs et règles avec une approche qui privilégierait les valeurs sur
les règles pour éviter les travers procéduriers et formels. Les membres de
cette commission sont tirés au sort parmi un vivier de volontaires. Pour faire
parti de ce vivier sont appliquées Les conditions d’ancienneté (3 mois
d’adhésion en 2010-2011 puis un an d'ancienneté), de disponibilité (pas de
responsabilités nationales ou d’exécutif), de règlementarité (à jour de
cotisation, etc). Les membres tirés au sort doivent être ratifiés par un vote
du parlement (national) ou de l’instance régionale concernée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D-- Création d'un réseau Europe Écologie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- le réseau Il est créé d’autre part un &amp;quot;réseau Europe Écologie&amp;quot;, ou plus
précisément un réseau de réseaux, ouvert aux individus, comme aux mouvements
associatifs, syndicaux et autres collectifs. Il est chargé de fidéliser les
sympathisants. Ce réseau peut être un ensemble d'associations géographiques
et/ou thématiques sur la manière du réseau des éco-syndicalistes ou des
écologeeks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Cette association (avec cotisation annuelle modeste et budget spécifique)
a pour vocation de participer à l’élaboration du projet écologiste et de
soutenir l’action d’Europe Écologie. Ses membres participent de plein droit aux
commissions thématiques mise en place par la coopérative et consacrées au
projet d’Europe Écologie. Ils peuvent se porter candidats à la candidature aux
élections externes au même titre et dans les mêmes conditions que les adhérents
de la coopérative (mais seuls ces derniers votent aux niveaux concernés).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Il se constituerait un réseau avec différents niveaux d’engagement (mais
des objectifs communs négociés, actés, et pourvus de mécanismes de vérification
de leur réalisation), avec toutes sortes de regroupements de citoyens à buts
autres que la simple défense d’intérêts particuliers (y compris des
regroupements d’entreprises, des coopératives poursuivant des buts autres que
commerciaux), des projets regroupant diverses compétences pour des réalisations
bénéficiant à diverses catégories de population ou à l’ensemble des citoyens,
des établissements culturels, scientifiques, sociaux, des associations. Chaque
réseau pourrait inclure un comité d’animation politique, sorte de comité de
suivi, avec des membres &amp;quot; internes &amp;quot; et &amp;quot; externes &amp;quot;, doté
d’une large autonomie, dans le cadre des buts généraux recherchés, en cohérence
avec les alliances politiques contractées. Non seulement cette autonomie est
nécessaire, mais en outre, il serait illusoire d’établir des actions qui ne
bénéficieraient pas aux citoyens. Autrement, il ne s’agirait que d’inféoder ces
organisations au parti. Or celui-ci fournit une plus-value gratuite de mise en
contact de réseaux et de compétences, en matière de communication et de
reconnaissance sociale. En définitive, c’est l’organisation citoyenne qui juge
l’intérêt de ce lien, et qui peut l’étendre. Si ces relations doivent donner
des résultats conformes aux engagements pris, leur but est surtout d’établir
une connexion directe avec la société civile, en recueillant l’intelligence
collective, en dynamisant toutes sortes de capacités, en faisant aboutir des
projets émanant de la société civile. Cette mise en réseau avec la société
civile, et en particulier, avec sa partie la plus active, devrait accélérer la
rotation des responsables politiques et de tous les postes à responsabilité. En
effet, en ouvrant l’espace politique à tous les citoyens, le cumul des mandats
et les &amp;quot; carrières politiques &amp;quot; commencent à perdre de leur sens. Ce
réseau ne se limiterait pas à établir des canaux de liaison avec diverses
organisations de la société civile. Il serait aussi le &amp;quot; lieu &amp;quot;, le
point de départ d’une réflexion sur les modes de rencontre, de confrontation
critique et de coopération possible des différents réseaux et organisations.
Dans un premier temps, il s’agit d’une démarche &amp;quot; étoilée &amp;quot; (les
&amp;quot; ponts &amp;quot; convergent de la société civile vers le parti). Puis, il
s’agirait de susciter des rapports &amp;quot; horizontaux &amp;quot; entre
organisations citoyennes au-delà de ce qui peut dériver de la simple poursuite
de leurs buts. Cette action du réseau serait en quelque sorte le premier cercle
d’un ensemble de cercles concentriques (selon le degré d’engagement). Le
dernier cercle se &amp;quot; perdrait &amp;quot; au sein de la société civile,
c’est-à-dire que les retombées de son action ne seraient pas évaluables dans le
bilan d’activité d’un parti. Les États Généraux de L’Emploi et de l’Écologie
pourraient être le premier lieu d’expérimentation de ce type de réseau. Ce
réseau peut prendre aussi la forme d’organisations formelles sous forme
coopérative, comme un cabinet de recrutement, des bureaux d’études,… Ce réseau
peut prendre aussi la forme de groupes informels comme par exemple
« Sauvons les riches ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4- Ce réseau peut localement s'instituer dans des maisons de l'Écologie ou
des Parlements régionaux de l'Écologie ou Agoras de l'écologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E-- Europe Écologie se dote d'une fondation de l'écologie politique autonome
et pluraliste. Il est important de se doter d'un outil de production théorique
mais aussi d'expertise et d'analyse des pratiques. Cette fondation est aussi
être un lieu pour mettre en place des outils de formation des militant-es Les
partis ne sont plus aujourd’hui suffisamment des lieux de création politique
mais des lieux d’enregistrement de projets politiques externes. En conséquence,
les réseaux et les lobbies quels qu’ils soient, occupent une place
prépondérante. Un tel éclatement a pour conséquence la pénurie de projet
politique global, les partis n’étant plus alors porteur d’une idéologie mais
d’idées désarticulées les unes des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F-- Une fédération des élu-es Europe Écologie soit se doter d'une seule
association des élu-es ainsi que de formation des élu-es qui fonctionne sur les
mêmes principes que les autres organisations de la galaxie Europe Écologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G-- La dimension Européenne et internationale. En 10 ans, d’un mouvement
d’opposition à Seattle nous sommes passés à un mouvement de proposition à
Copenhague. L'alter-mondialisme s'impose sur la scène internationale comme
force politique propositionnelle. Europe Écologie/Les Verts avec les
écologistes français de l’étranger doivent être moteur de cette dynamique en
œuvrant immédiatement dans le cadre du Parti Vert Européen et la fédération des
Verts mondiaux pour le rapprochement et l'inter-organisation pérenne au plan
Européen et aussi au plan international de toutes les formations politiques,
syndicales et associatives partageant nos valeurs politiques, sociales et
écologistes ainsi que de tous les réseaux sociaux et altermondialistes
type : Climate Justice Now, Cochabamba, Attac, Via Campesina, Amis de la
Terre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H-- La construction du projet écologiste Toute organisation politique se
définit d’abord par son projet politique. L’élaboration de celui-ci est dont
une phase importante de la constitution d’une mouvement Europe Écologie/Les
Verts. Pour cela, il faut s’appuyer sur les commissions thématiques dont des
représentants sont membres de droit de l’instance nationale, la fondation de
l’écologie politique qui doit alimenter le projet, le réseau Europe Écologie.
Comme nous le préconisons pour l'ensemble de la société, un projet écologiste
n'est pas un projet clef en main, imposé. C'est un projet, partant d'un
ensemble de valeurs, discuté avec la société, avec un programme et une
stratégie de mise en œuvre. Un premier texte d’orientation devra être voté aux
Assises.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Les Modes de désignation des candidats aux élections&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A-- Soutenons la possibilité d'un tirage au sort final entre les derniers
candidats à la candidature restant en lice après validation par les
instances/assemblées collectives appropriées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B-- L’élection du Président de la République au suffrage universel et la
concentration de pouvoirs en ses mains est la marque de la 5ème république,
dont nous critiquons fondamentalement le fonctionnement mais compte tenu de
l’importance du débat politique à cette occasion, il doit y avoir un candidat
de l'écologie politique. Une primaire de l'écologie politique est nécessaire
pour départager les candidatures possibles. La campagne présidentielle doit
porter également sur la nécessité de changer de constitution et d'en finir avec
un régime présidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Le périmètre du Rassemblement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A-- C'est le respect des valeurs définies dans le préambule qui doivent
caractériser le contour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B-- Selon le principe de subsidiarité, les candidatures aux élections
externes sont décidées par les adhérents du niveau directement concerné par
l’élection.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Organisation des Assises constituantes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A-- Mettre en œuvre nos principes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- La conférence de consensus doit être un temps fort de la préparation des
assises. Pour cela, elle est organisée selon les normes, avec un vrai tirage
aux sorts des membres de la conférence, des personnes extérieurs au processus
capable de présenter objectivement les différentes formes d'organisation et
d'organiser le consensus et le « dissensus fécond ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Une étape du mouvement constituant Europe Écologie est depuis sa création
un processus constituant permanent. Les assises doivent s'inscrire dans ce
mouvement long sans s'ossifier dans une structure. Un texte d’orientation et
une charte des valeurs doivent être rédigés dans cette phase transitoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Le vote Comme nous le refusons pour les élections normales, pour des
raisons de sécurité, il ne peut être possible d'utiliser le vote électronique.4
De plus, la délibération politique nécessite l’échange et la confrontation. Le
vote ne peut non plus être réservé aux seules personnes capables de se rendre
physiquement à Lyon pour les Assises. Nous recommandons en priorité la tenue
d'Assemblées territoriales où seraient élus des délégué-es pour les Assises,
sur la base de textes d'orientation, présentés en amont. Ce dispositif peut
être complété par un référendum (papier par voie postale) si c'est
nécessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Premiers signataires au 26 juillet 2010&lt;/ins&gt;: Françoise Alamartine,
Martine Alcorta, Marie-Elisabeth Allaire, Gilles Bénard, Jorge Bocanegra,
Julien Bonnet, Alima Boumediene-Théry, Michel Bourgain, Jacques Boutault,
Priscilla Cassez,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Chagneau, Armelle Chevassu, Françoise Coineau, Daniel Compère, Yves
Contassot, Laurent Coumel, Benoît de Cornulier, Didier Delpeyrou, Pascal
Desclaux, Manuel Domergue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Farbiaz, Christian Flejszerowicz, Jérôme Gleizes, Alain Gruenais,
Jacqueline Guénin, Monique Guittenit, Michel Hamon, Marie Isabelle Heck,
Cécilia Joxe, Jean Lafont,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annie Lahmer, Martine Lebranchu, Julien Lecaille, Gilles Lemaire, Xavier
Lhomme, Elise Lowy, Paul Lowy, Zine-Eddine M’Jati, Georges Magnier, François
Maillard,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire Mallard, Abderrahmane Marzouki, Florent Mignot, Daniel Mosmant, Dany
Neveu, Jocelyne Pellet, Bernard Péré, Patrick Petitjean, Serge Rivret, Lucia
Scalzone-Martini,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabien Selo, Baptiste Simon, Pierre Stoeber, Frédéric Supiot, Jean-Marc
Tagliaferri, Mireille Teule, Geneviève Thiébaut, Pierre Turon, Marie-Claude
Vallet, Pierrick Vaugon,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kristina Wagner, Michel Wilson, Muttiah Yogananthan.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/07/29/Ancrer-la-gauche-%C3%A0-l-%C3%A9cologie-politique-%3A-reprendre-l-initiative#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.europalter.org/post/2010/07/29/Ancrer-la-gauche-%C3%A0-l-%C3%A9cologie-politique-%3A-reprendre-l-initiative#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Communiqué Europalter</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/05/26/Communiqu%C3%A9-Europalter-Altermondialistes-et-%C3%A9colos-%3A-on-continue-toujours.</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d3b09b26a07db82d23104a00c0dae32a</guid>
    <pubDate>Wed, 26 May 2010 23:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Altermondialistes et écolos : on continue
toujours.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise continue, s'amplifie. Pour la première fois en Europe, un pays, la
Grèce est soumis à un plan d'ajustement structurel. La pauvreté, la précarité
et le chômage augmentent pendant que les banques restaurent leurs bénéfices.
Les atteintes à la liberté des personnes et à la démocratie sont de plus en
plus fortes. Les dérèglements climatiques, la perte de la biodiversité ont des
impacts de plus en plus visibles. Une nécessité d'écologie politique, en
rupture avec les logiques dominantes, se fait toujours plus sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cycle électoral et politique 2007-2010 se termine. Il est marqué par une
forte abstention populaire, par une remontée des scores du Front National, par
un mouvement de balancier favorable au Parti socialiste. Mais l’écologie
politique s'est imposée comme troisième force politique même si elle a reculé
par rapport aux dernières élections européennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Néanmoins cet ancrage électoral doit encore plus s'enraciner dans la
société, les mouvements sociaux, et les classes populaires qui se reconnaissent
de moins en moins dans le processus électoral et le manifestent à travers leur
abstention. Le politique ne peut se limiter au temps électoral et à la
désignation de candidats à élire. Les élu-es doivent certes être présents
auprès des citoyen-nes, dans les mouvements, mais Europe Écologie doit
également innerver l’ensemble des composantes de la société. La coproduction
est un mouvement continu et non uniquement limitée au temps de l’élaboration
des programmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’altermondialisme vient de vivre deux temps forts et entre dans une
nouvelle phase historique de son développement. Comme les manifestant-es le
clamaient « Changeons le système, pas le climat » À Copenhague, la
société civile a exprimé son envie d’un autre monde et Cochabamba a vu
l’émergence d’une nouvelle alliance propositionnelle entre les militants
écologistes et sociaux du Sud et du Nord, les pays progressistes et les ONG.
Principale composante de l'écologie politique, Europe Écologie doit tenir sa
juste place dans ce mouvement, en être simultanément un acteur et un relais
politique institutionnel fiable. Il faut assumer les clivages, refus des
marchés financiers carbone, refus du nucléaire comme forme d’énergie
« alternative », refus des solutions techniciennes comme la
géo-ingénierie, le productivisme, le capitalisme vert...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à ces enjeux et cet état de la société, nous sommes un certain nombre,
à être inquiets de la tournure que semble prendre la construction de la future
structure post Europe Écologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de transparence et de démocratie, le non-respect des procédures
collectives, la starisation/médiatisation -certes aujourd’hui inévitable mais
qui prend une prégnance fatale-, la valse des égos, tout ce qui était reproché
aux Verts, persiste aujourd’hui dans les procédures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction d’un mouvement politique se fera en quelques années. Il nous
faut avancer étape par étape. L’étape de fin 2010 est une étape importante.
Elle doit être une ébauche, un premier canevas ouvert, mais représentatif des
valeurs que nous portons. Nous devons construire un mouvement populaire, avoir
un rôle de transmission et d'échanges des savoirs, organiser des forums
écologiques et sociaux locaux, faire remonter les idées, s’ancrer dans les
luttes… La construction organisationnelle ne peut être séparée du respect des
valeurs féministes, fédéralistes, démocratiques, de propositions sur les
contenus et d’actions sur le terrain. Les fins sont toujours dans les moyens
que nous nous donnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes au carrefour des chemins. Le pire comme le meilleur peut
advenir. Il faut sortir des petites histoires de personnes. Il est temps de
mettre en place des structures démocratiques et légitimes, respectueuses de la
proportionnelle, de la parité, des minorités, des diversités, de la majorité
qualifiée. Tout d’abord, il nous parait nécessaire que soient convoqués, région
par région, les adhérent-es au processus Europe Écologie afin d’élire les
membres des Comités d’Animation et de Pilotage Régionaux dans une phase
transitoire pour organiser les débats et les échanges d’information :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Forme politique et organisationnelle : fédération avec également
possibilité d’adhésion directe ? « Verts maintenus » et un
réseau associé ? Nouveau Parti Écologiste avec disparition des anciennes
formes d’appartenance ?, autorisation des tendances ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Multi ou mono appartenance ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Modalité de désignation des candidats ? Inventer des méthodes qui
fassent « tourner » les profils (tirage au sort ?), statut et place
de l’élu, contrôle et valorisation du travail des élus, respect du non cumul
des mandats... ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Mise en place de mesures de prévention et de médiation internes (contrôle
financier, organiser la transparence financière, contrôle statutaire,
commission de résolution des conflits…)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Assurer l’ouverture et le lien avec les acteurs externes :
fonctionnement des ateliers coopératifs thématiques définissant statutairement
l’ouverture et la participation des acteurs associatifs, syndicaux,
intellectuels.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel de dissocier la construction d’Europe Écologie des seuls
enjeux liés aux échéances électorales. Europalter est une mouvance d’Europe
Écologie qui s’est réunie une première fois à Nîmes lors des journées d’été
2009. Elle entend contribuer à la construction de ce mouvement comme à celle du
projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons prendre le temps nécessaire et nous donner les moyens
démocratiques pour élaborer ce projet. Celui-ci doit s’inscrire dans une remise
en cause radicale des modes de production et de consommation actuels.
« Notre écologie lutte contre les inégalités sociales et
environnementales. C’est une force capable de subvertir les dominations. Cette
écologie populaire n’est pas un luxe pour les riches, elle est une nécessité,
en particulier pour les plus pauvres, qui sont les premiers à souffrir des
maladies au travail, de la malbouffe ou des dérèglements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La répartition des richesses est au cœur de notre démarche, tant il est vrai
que ce sont nos modes de vie et de production actuels qui détruisent la planète
et accroissent les inégalités au Nord comme au Sud. Mais une nouvelle
répartition des richesses ne peut pas faire l’économie d’une nouvelle
définition de la richesse elle-même. La croissance à tout prix, au prix de la
qualité de la vie, de la souffrance au travail, ou de la destruction de nos
cadres de vie, est un problème, en aucun cas une solution. » (Appel
fondateur d’août 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en compte de l’écosystème et du rapport de l'être humain au monde
est incompatible avec le processus d'accumulation du capital dans un monde fini
et l’exploitation capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réalité de la conflictualité sociale et de la violence qu’ils génèrent ne
peut être niée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Instaurer une justice sociale et environnementale est une nécessité.
L’autonomie est en ce sens une valeur incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Tant qu’on raisonnera dans les limites de cette civilisation
inégalitaire, la croissance apparaîtra à la masse des gens comme la promesse -
pourtant entièrement illusoire - qu’ils cesseront un jour d’être
« sous-privilégiés », et la non-croissance comme leur condamnation à la
médiocrité sans espoir. (…) Or c’est l’inverse qu’il faut affirmer pour rompre
avec l’idéologie de la croissance : seul est digne de toi ce qui est bon
pour tous. Seul mérite d’être produit ce qui ne privilégie ni n’abaisse
personne. Nous pouvons être plus heureux avec moins d’opulence, car dans une
société sans privilège, il n’y a pas de pauvres. » André Gorz, « Leur
écologie et la nôtre » (avril 1974)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Signataires :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Agier Cabanes, Françoise Alamartine, Martine Alcorta, Roseline
Amelot, Sylvette&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amestoy, Jérôme Artaz, Laurent Audouin, Elhadi Azzi, Francine Bavay,
Marie-Christine Belouin,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Bénard, Malika Benarab Attou, Claude-Marie Benson, Stephane Bernard,
Jean-Jacob Bicep,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Blanc, Gérard Blanc, Alban Blanchard, Dominique Blanchard, Jorge
Bocanegra, Michel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bock, Nicolas Bonnet, Robert Bordin, Alima Boumediene-Thiery, Michel
Bourgain, Claude Bourgade, Jacques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boutault, Pierre Boyer, daniel Breuiller, Eliane Brousse, Alain-François
Calderon, Nicolas Calvet,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Priscilla Cassez, Jean Chambeau, Armelle Chevassu, Pierre Christophe, Daniel
Compère, Yves&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contassot, Sergio Coronado, Emmanuelle Cosse, Alain Coulombel, Bernard
Crozel, Adèle Côte,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc Delaunay, Karima Delli, Stanislav Demidjuk, Monique Dental, Daniel
Deriot, Jérôme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desquilbet, Francoise Diehlmann, Manuel Domergue, Fabrice Doublet, Pierre
Nadir Doumadji, Bernard Dreano, Véronique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dubarry, Benoît Ducasse, Jean-Paul Dugoujon, Françoise Duthu, Patrick
Farbiaz, Rémi Fargeas,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Luc Fauche, Annie Gaillat Bournat, Roger Girard, Thomas Giry, Jérôme
Gleizes, Jean-Marie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goater, Claire Grover, Alain Gruenais, Vivien Guihard, Gwendoline
Delbos-Corfield, Michel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hamon, Monique Hamon, Marie-Isabelle Heck, Erik Hedreul, Max Horde, Simon
Imbert-Vier,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ghislaine Jeannot Pages, Cécilia Joxe, Benjamin Joyeux, Tudi Kernalegenn,
Katherine Koffinet,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patricia Kokoszynski, Jean Lafont, Annie Lahmer, Marc Lasaygues, Yannick
Lavenne, Jean-Paul&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Pohon, Safia Lebdi, Julien Lecaille, Gilles Lemaire, Michele Lemaitre,
Marie-Geneviève&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lentaigne, Gérard Leras, Xavier Lhomme, Martine Lougnon, François Lotteau,
Élise Lowy, Paul&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lowy, Josiane Lowy, Dominique Luangpraseuth, Pierre Lucot, Jacob Lumier,
Zine-Eddine M’Jati,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Magnier, Claire Mallard, François Maillard, Laurent Mallet, François
Mandil, Olivier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marouzé, Lucia Martini-Scalzone, Abderrahmane Marzouki, Dominique
Mathieu-Vérité, Caroline&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mécary, Christian Métairie, Laurent Moccozet, Claire Monod, Lydia Morlot,
Daniel Mosmant,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dany Neveu, Frédéric Neyrat, Hocine Oumari, Hélène Pecccolo, Jocelyne
Pellet, Bernard Pere,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Perreux, Patrick Petitjean, Evelyne Perrin, Olivier Péray, Gerard
Peuriere, Anne-Marie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quenisset, Pierre Rémy, Annette Rimbert, Didier Claude Rod, Pierre Salane,
Éros Sana, Yves&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauvage, Eric Sicard, Marc Simon, Mylène Stambouli, Alain Stock, Lisette
Sudic, Frédéric Supiot, Jean-Marc&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tagliaferri, Matthieu Theurier, Slimane Tir, Jean-Luc Touly, Annie Turon,
Kristina Wagner,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Wilson, Raphael Yem, Muttiah Yogananthan, Amigo Yonkeu. (152)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/05/26/Communiqu%C3%A9-Europalter-Altermondialistes-et-%C3%A9colos-%3A-on-continue-toujours.#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Rencontre dimanche 23 mai de l'APPEL &quot;Construire un espace d’échanges pour l’écologie populaire et la gauche de transformation sociale&quot;</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/05/14/Rencontre-dimanche-23-mai</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:23d39ca39af067f7937c52493527fd4c</guid>
    <pubDate>Fri, 14 May 2010 00:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;dimanche 23 mai&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9h30 à 17h30&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;à L'Ile Saint Denis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;environ 15 minutes depuis la gare du nord descendre à la &lt;strong&gt;station
Saint-Denis&lt;/strong&gt; (5mn de train ou RER et ensuite dix minutes à pied)
(&lt;strong&gt;salle &amp;quot;Espace Jeunes&amp;quot;&lt;/strong&gt;, entrée par la place Fumouze, rue
Méchin en fond de la place végétalisée, balisée par une grande bache de couleur
bleue, juste derrière la mairie de l'ile Saint Denis)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
***************************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2008 la crise des subprimes et des banques, aujourd'hui la crise
grecque, de l'euro et la crise boursière, leurs conséquences sociales, tout
cela dans un contexte de crise alimentaire, de crise de la biodiversité, de
réchauffement climatique,... c'est une crise globale, la crise d'un modèle de
société que nous vivons. Nous n'aborderons pas au cours de cette première
journée toutes les questions importantes ( par exemple la construction
européenne et la crise de l'euro) Nous finirons la journée en partageant sur
les suites possibles de cette initiative. Ce dimanche nous souhaitons déjà sur
quelques sujets interroger la place de l'écologie politique avec des amis de
courants politiques proches: l'écologie est elle le troisième temps de la
gauche ? Après la révolution démocratique et la révolution sociale,
l'écologie politique, populaire, sociale et altermondialiste, peut elle être
l'outil politique du dépassement du capitalisme, de la modification des
rapports sociaux, du rapport au travail, de la conception de la valeur,...?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
**************************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9h30 Accueil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
**************************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h-11h30 Première table ronde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Animatrice Martine Alcorta (confirmée), Intervenants : Pierre Zarka
(confirmé), Jérôme Gleizes (confirmé)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise du capitalisme et les éléments d'alternative. Comment construire
une alternative politique ? La place de l'économie sociale et solidaire,
coopératives, biens communs, services publics, marché et régulations,...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
*************************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11h30-13h Deuxième table ronde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Animateur Eros Sana (confirmé), Intervenants : une personne
d'Emergences (non confirmé :liste aux régionales franciiliennes de jeunes des
banlieues), Claire Villiers (ou Evelyne Perrin), Tarek Ben Hiba, Karima Delli
(confirmée)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fractures sociales, fractures spatiales. La marginalisation de populations
et de territoires : constats et outils de régulation : transports,
habitat, relocalisation, urbanisme...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
************************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dejeuner sur place de 13h à 14h30&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous prévoyons pour ne pas perdre de temps les repas sur place. La
participation financière demandée est d'entre 7 et 13 euros selon les
ressources de chacun, l'objectif est d'obtenir une moyenne de 10 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
************************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14h40-16h Troisième table ronde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Animatrice Elise Lowy (confirmée), Intervenants: Hervé Le Crosnier
(confirmé), Annie Pourre (non confirmée), Patrick Braouzec (ou Alain Bertho ou
Clémentine Autain)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire de la politique, c'est quoi ? la marginalisation sociale et son
corrolaire politique: l'abstention et la non-inscription sur les listes
électorales, des idées révolutionnaires pour réformer, ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
***********************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16h15-17h30 Synthèse de la journée, comment continuons nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nota : les intervenants peuvent encore changés; il sera demandé à
chaque intervenant d'être bref 7-8 mn max de façon à permettre au débat de se
développer avec l'ensemble des participants.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
************************************************&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons d'organisation nous vous demandons de nous renvoyer le
bulletin d'inscription suivant:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;==================================================&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;nom, prénom:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ville :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;participera dimanche 23 au repas de midi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a besoin d'un hébergement pour la nuit de samedi à dimanche ou de dimanche à
lundi (cochez)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;renvoyer à &lt;strong&gt;espace_debats@orange.fr&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;=====================================================&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/05/14/Rencontre-dimanche-23-mai#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.europalter.org/post/2010/05/14/Rencontre-dimanche-23-mai#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La lutte antinucléaire est-elle soluble dans le réchauffement climatique ? Interview de Didier Anger</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/05/06/La-lutte-antinucl%C3%A9aire-est-elle-soluble-dans-le-r%C3%A9chauffement-climatique-Itw-de-Didier-Anger</link>
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    <pubDate>Thu, 06 May 2010 21:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
        <category>Analyses et commentaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bastamag.net/article993.html&quot; title=&quot;http://www.bastamag.net/article993.html&quot;&gt;http://www.bastamag.net/article993....&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Basta ! : Le Réseau Sortir du nucléaire connaît de fortes tensions.
Celui qui en était son porte-parole depuis huit ans, Stéphane Lhomme, vient
d’être licencié. On lui reprocherait notamment ses positions antinucléaires
trop radicales. Qu’en pensez-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Didier Anger : Les dissensions ont commencé à se révéler lors du
Grenelle de l’environnement, en septembre 2007. Le thème du nucléaire en a été
exclu d’emblée. Ce qui est inacceptable. Ensuite, fin 2009, le groupe Vert du
Parlement européen a voté un texte dans lequel un amendement stipule que la
prise en compte du nucléaire est importante dans la lutte contre le
réchauffement climatique. Cela m’a fait bondir. Et je ne suis pas le seul.
Enfin, il y a eu cet « ultimatum climatique » signé par plusieurs
associations françaises lors du sommet de Copenhague, en décembre dernier, et
dans lequel il existe une impasse totale sur l’énergie nucléaire. Le texte ne
se positionne ni pour ni contre. Ce qui est quand même exagéré, surtout pour le
Réseau sortir du nucléaire qui est cosignataire du texte. Une partie de son
conseil d’administration s’en est émue, dont moi, et a soutenu la position de
Stéphane Lhomme qui, réclamait au moins une phrase sur le nucléaire, et qui
s’est insurgé contre la signature de ce texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre l’effet de serre ne relève-t-elle pas de l’urgence
absolue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, bien sûr. Mais celle contre le nucléaire aussi. Il n’y a pas à
privilégier la lutte contre le nucléaire ou celle contre l’effet de serre. Nous
ne voulons ni de l’un ni de l’autre. Le mouvement écologiste, qui est né avec
la lutte antinucléaire, avait jusqu’à présent toujours été clair sur ce point.
Mais sortir de ce système prendra du temps. Les solutions ne se trouvent pas du
jour au lendemain. L’écologie, c’est vivre et habiter le monde autrement,
raisonnablement. Il s’agit de dessiner un autre projet de société, et non de
verdir le capitalisme. Il s’agit de construire une véritable démocratie, dans
laquelle les citoyens auraient le droit de choisir et de se prononcer sur les
sources d’énergie qu’ils souhaitent développer. C’est l’exact contraire de ce
qui s’est passé pour le nucléaire. En 1974, René Dumont parlait des utopistes
réalistes quand il définissait les écolos. Disons que certains réalistes ont
oublié l’utopie. Il ne faut pas être dupe. En France, la lutte contre l’effet
de serre est une aubaine fabuleuse pour relancer le nucléaire. Anne Lauvergeon,
présidente d’Areva, le dit elle-même : Nicolas Sarkozy – dont le passé
politique n’est pas franchement écolo – est le meilleur représentant de
commerce de l’EPR (réacteur pressurisé européen).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquez-vous que la lutte contre l’effet de serre ait rencontré
une forte adhésion alors que celle contre le nucléaire peine à prendre de
l’ampleur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nucléaire est depuis toujours très étatique, très centralisé, très
militaire et, surtout, sous silence. La promotion et la défense du nucléaire
relèvent d’une vieille tradition antidémocratique, dont il est difficile de
sortir. On ne parle que si on est obligé de le faire. Donc très rarement
jusqu’à maintenant. Je suis convaincu plus que jamais par l’urgence de la lutte
contre le nucléaire. Parce que j’en sais plus aujourd’hui qu’en 1972 quand je
me suis lancé dans ce combat. Pourtant, je ne nie pas l’urgence de la lutte
contre l’effet de serre, dont nous - les écolos - parlons depuis 1992, année du
sommet de Rio de Janeiro. René Dumont a même commencé à aborder ce thème en
1974 ! Si, demain, un accident nucléaire grave arrive, où sera
l’urgence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recueillis par Nolwenn Weiler&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/05/06/La-lutte-antinucl%C3%A9aire-est-elle-soluble-dans-le-r%C3%A9chauffement-climatique-Itw-de-Didier-Anger#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réunions préparatoires</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/04/17/R%C3%A9unions-pr%C3%A9paratoires</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3284c5992588584167f5c5faead4e6ee</guid>
    <pubDate>Sat, 17 Apr 2010 11:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Julien Lecaille</dc:creator>
        <category>Construisons un espace d’échanges</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Les premiers signataires réunis à l’initiative de Gilles Bénard, Jérôme
Gleizes, Gilles Lemaire, Elise Lowy, Jacques Perreux, et Eros Sana ont pour
ambition de créer un lieu de débat et d’élaboration politique qui permette que
les cultures écologistes et de la gauche sociale et radicale, communiste,
libertaire,… confrontent leurs différences, débattent et se fécondent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les initiateurs de &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/04/17/Construisons-un-espace-d%E2%80%99%C3%A9changes-pour-une-gauche-de-transformation-sociale-et-%C3%A9cologique&quot;&gt;
ce texte&lt;/a&gt; sont impliqués dans la construction d’Europe écologie, leur
démarche tient donc compte de leur volonté de contribuer au débat sur les
orientations d’Europe écologie grâce à cette initiative. Mais ils sont
respectueux des autres démarches politiques; l’existence de lieux de
confrontation de celles-ci ne peut qu'être fructueuse. Nous pensons que nous
avons tous à y gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l’essentiel n’est peut être pas là. La marginalisation sociale et
politique de couches et classes sociales notamment dans les quartiers
populaires avec le cortège de discriminations, d’exclusions et d’exploitations
qui accompagne la crise sociale nous oblige. Elle nous oblige à favoriser leur
expression et à leur permettre de peser dans le débat politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les animateurs des communistes unitaires et de la FASE ont tout d'abord
envisagé de signer le texte puis décidé d'attendre en fonction de leurs
échéances propres et de leur crainte d’apparaître rejoindre Europe écologie en
signant cet appel. Répétons que ce n’est pas le projet des initiateurs du
texte. Nous sommes engagés dans Europe écologie sans aucune restriction et
comptons bien participer à cette nouvelle construction. Si par ailleurs nous
souhaitons favoriser le débat, mais nous ne sommes pas dans une opération de
débauchage. Maintenant qu’à terme cela permette de nouveaux rapprochements,
l’avenir le dira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous rencontrerons plusieurs des animateurs de l’ACU et de la FASE jeudi 22
avril et nous envisagerons alors des meilleurs moyens de nous associer à
l'organisation des débats de la journée du dimanche 23 mai à Paris. Ceux-ci
nous ont déjà signalé leur intérêt à y être présents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte a circulé depuis trois semaines et a subi plusieurs modifications
et nous avons tenté de tenir compte des remarques reçues autant que possible.
Il est bien que surement imparfait diffusé maintenant dans cet état largement
sur les listes internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons donc rentrer dans la préparation de la journée du dimanche 23
mai, des débats qui nous paraissent prioritaires et de l'organisation concrète
de la journée. Une première réunion dimanche 11 a abordé cette question, une
nouvelle réunion est prévue à ce sujet samedi 17 avril à 15h en mairie du 2ème
arrondissement .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;''Mairie du 2ème arrondissement 8 rue de la Banque salle des expositions
métro Bourse ''&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous faisons circuler ce texte sur toutes les listes internet et recueillons
les signatures de ceux qui veulent exprimer leur soutien à cette démarche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pour tout courrier : espace_debats (at) orange (dot) fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;amicalement à toutes et tous pour les « intiateurs », l’un d’entre
eux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Paris le 16 avril 2010, 14h30)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/04/17/R%C3%A9unions-pr%C3%A9paratoires#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.europalter.org/post/2010/04/17/R%C3%A9unions-pr%C3%A9paratoires#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.europalter.org/feed/atom/comments/509661</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Construisons un espace d’échanges  pour une gauche de transformation sociale et écologique</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/04/17/Construisons-un-espace-d%E2%80%99%C3%A9changes-pour-une-gauche-de-transformation-sociale-et-%C3%A9cologique</link>
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    <pubDate>Sat, 17 Apr 2010 10:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Julien Lecaille</dc:creator>
        <category>Construisons un espace d’échanges</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nous sommes un certain nombre, signataires ci-dessous, à faire ce même
constat : à l’issue de ce cycle électoral 2009-2010 marqué par une forte
abstention populaire, par une remontée des scores du FN, par un mouvement de
yoyo du Parti socialiste au plus bas aux élections européennes, reprenant la
place de premier parti aux élections régionales, par l’ancrage de l’écologie
politique comme troisième parti de France et enfin par la claque prise par
Sarkozy, la crise sociale et politique persiste mais la situation politique a
changé; la mise en échec de Sarkozy est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s’agit donc pour nous de débattre des contenus d’une alternative
politique dès maintenant et pour 2012, de façon à ne pas en rester à une
alternance décevante et à inscrire cette perspective dans la nouvelle phase de
l'alter mondialisme ouverte par les mobilisations à Copenhague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes dans le camp de celles et de ceux qui refusent l'ordre &amp;quot;naturel&amp;quot;
du monde, qui combattent toutes les formes de domination et d'aliénation. Nous
assumons la rupture avec les pensées traditionnelles de gauche et de droite
(économicisme, productivisme, techno science...) tout en posant qu'une réelle
prise en compte du rapport nature/être humain est incompatible avec le
processus d'accumulation du capital dans un monde fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Croissance verte, capitalisme vert ou écologie populaire et gauche
de transformation sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’écologie politique, populaire et solidaire remet radicalement en cause les
modèles de production et de consommation actuels. Elle lutte contre les
inégalités de sexe, de genre, sociales et environnementales. L’écologie
populaire doit être une force capable de subvertir les dominations et les
oppressions, de faire face à la crise économique, sociale, environnementale et
démocratique et aussi pour éviter les désillusions du passé et les renoncements
aux conséquences terribles pour le mouvement ouvrier, de construire une
nouvelle gauche qui doit devenir une force et une alternative
incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous avons certainement des responsabilités communes : il nous
faut en débattre et débattre des stratégies.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour celles et ceux d’entre nous qui sont engagés dans le processus de
construction d’Europe Ecologie, l'écologie populaire et solidaire n'est pas un
slogan. Elle est une construction sociale. Il n'y a pas de possibilité de
transformation sociale et écologique sans la constitution d'une base sociale.
Les changements ne se font pas que par les institutions mais aussi par les
mobilisations sociales, le travail de terrain dans nos quartiers, nos lieux de
travail et nos lieux de vie ainsi que par toutes les actions modifiant dés
maintenant les modes de vie de consommation et de production. C’est aussi
« de la rue aux urnes » que doit s’installer l’écologie populaire en
Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La répartition des richesses est donc au cœur de notre démarche, tant il est
vrai que ce sont nos modes de vie et de production actuels qui détruisent la
planète et accroissent les inégalités au Nord comme au Sud. Mais une nouvelle
répartition des richesses ne peut pas faire l’économie d’une nouvelle
définition de la richesse elle-même. La croissance à tout prix, au prix de la
qualité de la vie, de la souffrance au travail, ou de la destruction de nos
cadres de vie, est un problème, en aucun cas une solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son côté, la social-démocratie ne promet rien d’autre que de gérer la
crise. Elle apparait en panne de projet au moment où l’écologie apparaît comme
un vecteur possible d’émancipation collective et individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre volonté de contribuer aux débats de construction d’une alternative
dans tous les lieux où nous sommes présents doit permettre que cette conception
de l’écologie radicale prévale et soit confrontée et enrichie de l’apport
d’autres militant-e-s et intervenants-e-s associatifs, syndicaux, sociaux et
institutionnels de cultures différentes. Crise environnementale, injustices
sociales, exclusions sous toutes ses formes, discriminations, inégalités
hommes/femmes, et conflits postcoloniaux sont les différentes facettes d’une
même crise, la crise du capitalisme dans sa phase néolibérale qui sévit
désormais sur toute la planète et impose un ordre injuste. Face à une crise à
plusieurs facettes, l’alternative ne peut être portée que par une multitude de
visages !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les signataires appellent à une rencontre le dimanche 23 mai 2010 à
Paris pour confronter leurs analyses et envisager les suites à y donner. Le
lieu et l’organisation de la journée seront communiqués
ultérieurement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;premiers signataires:&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;alain coulombel, alban cormerais-hybert, anne le strat, annie lahmer,
armelle chevassu, benoist magnat, bernard bosc, charlotte nenner, christian
métairie, dominique liot, élise lowy, emmanuelle cosse, eros sana, francine
bavay, françoise alamartine, françoise kieffé, gérard leras, gerard perreau
bezouille, gerard peuriere, ghislaine jeannot-pages, gilles bénard, gilles
lemaire, hervé le crosnier, jacques boutault, jacques olivier, jacques perreux,
jacques picard, jérôme gleizes, jean lafont, jean louis pagès, jean luc touly,
karima delli, laurent levy, lisette sudic, mamadou camara, manuel domergue,
martine alcorta, michel bock, michel bourgain, michel wilson, michele lemaitre,
monique dental, noel mamère, patrick farbiaz, raoul marc jennar, rené louail,
sergio coronado, simon imbert-viel, stéphane bernard, stéphane lavignotte,
stéphane weisselberg, tarek ben hiba, thomas giry, veronique dubarry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se joindre aux signataires : espace_debats (at) orange (dot)
fr&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/04/17/Construisons-un-espace-d%E2%80%99%C3%A9changes-pour-une-gauche-de-transformation-sociale-et-%C3%A9cologique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Compte rendu de l'audience du 27/1 du procès de l'incendie du centre de rétention de Vincennes</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/1-du-proc%C3%A8s-de-l-incendie-du-centre-de-r%C3%A9tention-de-Vincennes</link>
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    <pubDate>Tue, 02 Feb 2010 00:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
        <category>Analyses et commentaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Compte rendu complet de l’audience du 27 janvier 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tribunal de grande instance de Paris, 31ème chambre, mercredi 27 janvier
2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisième jour de procès débute à 13h35. Comme lors des deux séances
précédentes, la salle compte une quarantaine de personnes assises ; une
large part du public venu pour assister aux débats restera à la porte. La
présence policière est plus importante que la veille, moins diffuse aussi. Une
quarantaine de policiers se masse dans le hall et en bloque dès le début du
procès les issues. En conséquence, l’accès aux étages, et jusqu’au couloir
principal, seul passage pour se rendre aux toilettes, sont barrés d’uniformes
qui en interdisent formellement le franchissement pour éviter, entend-on dire,
des dégradations du matériel. Une vedette de la préfecture de police est
amarrée face à la grande porte, le ton est donné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des règles de sécurité impactent aussi l’ambiance de la salle du procès,
saturée de policiers entourant le public. On compte trois agents aux côtés du
tribunal, treize en tout dans la salle, dont une bonne partie regroupée près
des portes d’entrée. La tension, latente, monte d’un cran lorsque la présidente
du tribunal Mme Dutartre annonce non seulement que la demande de récusation
présentée la veille par Me Stambouli est rejetée par ordonnance du président du
TGI, mais aussi que son client est condamné à 750 euros d’amende en application
de l’article 673 du code de procédure pénale (« Toute ordonnance rejetant
une demande de récusation prononce la condamnation du demandeur à une amende
civile de 75 à 750 euros »). On note que c’est l’amende maximum qui est
prononcée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tribunal poursuivra donc dans sa composition initiale. Me Terrel demande
alors à la présidente de s’exprimer plus fortement car la public, jusque dans
les rangs les plus proches du tribunal, peine à entendre sa voix. Devant la
mauvaise volonté de celle-ci, le député Brard réclame avec virulence son droit
à comprendre les déclarations de la présidente. Les échanges qui suivront,
secs, se soldent par la sortie de Mme Dutartre, indignée. La séance est
suspendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La séance reprend une dizaine de minute après, il est environ 14h00. Me
Terrel prend la parole et exprime une doléance de la défense qui, au nom de la
publicité de l’audition, réclame qu’on fasse entrer plus de public dans la
salle. Si les bancs sont complets, la chambre a la capacité d’accueillir des
personnes qui resteraient debout, comme il se fait dans d’autres procès. Ce
faisant, Me Terrel désigne les nombreux policiers qui occupent l’espace du
fond. Mme Dutartre rappelle que le procès, est public mais maintient son refus
d’accepter toute personne supplémentaire. Face à l’insistance de Me Terrel,
elle lève la séance et se retire. L’atmosphère est électrique. Les échanges
entre avocats et magistrats, acerbes, se déclinent sur fond de protestation du
public resté à l’extérieur de la salle. L’agacement du public de l’audience est
palpable. L’audience de ce mercredi ne se terminera que quatre heures plus
tard, au long desquelles des pics de tension se font sentir, notamment à
l’occasion de longues négociations pour faire entrer dans la salle des
représentants du MRAP et de la Ligue des droits de l’homme, ainsi que deux
proches des personnes poursuivies .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avocats de la défense commencent à plaider à 14h35. En premier lieu, ils
demandent que soit jugée nulle l’ordonnance de renvoi devant le tribunal
correctionnel, estimant que de nombreuses lacunes et irrégularités ont entaché
l’instruction. Ils procèderont ensuite à une description précise de ces lacunes
en replaçant les faits dans leur contexte, pour demander des suppléments
d’information au vu d’une instruction bâclée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demande de nullité de l’ordonnance de renvoi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me Terrel plaide que l’ordonnance de renvoi en correctionnelle prise par le
juge d’instruction est nulle, précisant qu’il s’agit d’une « nullité
juridique mais aussi symbolique ». Son client, M., a fait huit mois de prison
(détention provisoire) sur des charges minimes, huit mois au cours desquels il
ne sera entendu que dans le cadre d’un seul interrogatoire. Après sa mise en
liberté le 12 mars 2009, son avocate a présenté au juge d’instruction une série
de demandes d’actes à ses yeux indispensables qui, comme ce sera le cas tout au
long de l’instruction de cette affaire, sont rejetées en bloc. Elle a alors
formé appel, en vain. L’appel est rejeté « au tri » (c’est-à-dire que
la chambre d’instruction (formation spéciale de la Cour d’appel) estime que ce
n’est pas la peine d’entendre les arguments de la défense et que les
investigations demandées ne sont pas nécessaires). Me Terrel réitérera sa
demande d’actes au mois de juin 2009, demande qui sera rejetée comme la
première. Nouvel appel. Sans même attendre que la chambre de l’instruction ait
pu décider s’il y avait ou non lieu de procéder à de nouvelles investigations,
le juge d’instruction a prononcé la clôture de l’instruction et renvoyé devant
la présente chambre correctionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant il a, estime la défense, violé l’article 81 du code de procédure
pénale (« le juge d’instruction peut procéder ou faire procéder à tous
actes d’information utiles à la manifestation de la vérité ») et l’article 6 de
la Convention européenne des droits de l’homme (droit à un procès équitable)
qui obligent à instruire à charge et à décharge. « Où est le procès
équitable », interroge Me Terrel, « avec un dossier qui s’est déroulé
uniquement à charge, dans lequel on ne trouve que les seuls actes de la
police ? », demandant au tribunal, parce qu’il ne peut accepter d’être
saisi de la sorte, de juger que l’ordonnance de renvoi est nulle. Elle ajoute
que cette nullité affecte l’ensemble de la procédure et concerne par conséquent
tous les prévenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que l’instruction, « menée à charge », ne lui a pas laissé la
possibilité d’exposer quelles étaient les demandes de suppléments
d’information, la défense entend les faire connaître au tribunal. C’est
d’abord, compte-tenu du contexte, la jonction du dossier de la mort de Salem
Souli au présent dossier dont il est indissociable. Il s’agit ensuite du
transport sur les lieux, qu’elle demande aujourd’hui au tribunal, de la
production ou de la réalisation d’une série d’expertises techniques, et de
l’accès à l’intégralité des bandes vidéos qui existent dans ce dossier. Pour Me
Braun, dans cette affaire où il n’y a « pas d’instruction » et
« pas de charges », les demandes de la défense sont la seule chance que ce
procès puisse se tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une instruction à charge, un juge d’instruction de parti pris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le fait qu’aucune des demandes d’actes et d’informations
supplémentaires présentées par la défense n’ait été acceptée, le dossier étant
principalement constitué des pièces fournies par la police, et qu’il n’y ait
pas eu, pendant l’instruction, de prise en compte du contexte et notamment de
lien établi entre la mort d’un retenu la veille de l’incendie et le
déclenchement de la révolte dans le CRA, plusieurs éléments donnent clairement
l’impression d’une instruction menée à charge : ainsi, dans le dossier, il
existe de très nombreuses pièces qui concernent la téléphonie d’un maintenu
(pour qui il y a eu un non lieu) dans le but évident de mettre en cause les
associations et soutiens, accusés d’avoir attisé la violence par le biais de
conversations téléphoniques. La défense relève également qu’au cours de
l’instruction, le juge d’instruction a été entendu qualifier la langue bambara
parlée par certains des prévenus de « dialecte », et ironiser sur la
référence à la cérémonie d’accompagnement des morts que les maintenus se sont
plaints de n’avoir pu organiser au CRA après le décès de M. Souli. Il a fait
preuve de partialité en répondant à la place des policiers, ou en reformulant
leurs réponses aux questions posées par la défense, et refusé de déplacer la
date du transport sur les lieux bien que, fixée pendant des vacances scolaires,
elle empêche d’y assister plusieurs conseils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un procès au rabais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette instruction à charge s’ajoute l’impression d’un procès au rabais.
Tout dans le traitement de cette affaire montre le mépris dans lequel sont
tenus les prévenus, mépris qui prolonge l’invisibilité du régime de
l’enfermement administratif et de ceux qui y sont contraints. Les avocats
soulignent ainsi qu’aucune enquête de personnalité n’a été menée s’agissant des
prévenus, alors que certains d’entre eux sont tout juste majeurs. On constate
aussi que malgré l’extrême faiblesse des charges, les prévenus ont fait de très
longues périodes de détention provisoire qui ne se justifiaient ni par
l’absence de garanties de représentation ni par les risques de récidive. Le
procès est prévu pour être expédié en trois demi-journées, alors d’autres
affaires comptant le même nombre de prévenus se déroulent parfois sur plusieurs
semaines (par exemple, il a été consacré 112 heures de débat pour le récent
procès Clearstream).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un contexte explosif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avocats de la défense reviennent presque tous sur l’atmosphère violente
et étouffante du centre de rétention . Tout d’abord en abordant la question de
la taille du centre . A l’époque, le CRA de Vincennes était le plus grand de
France, séparé en deux bâtiments (CRA 1 et CRA 2) de 140 places chacun. La
défense rappelle qu’alors que la réglementation prévoit une capacité de 140
places maximum, Vincennes en comptait bien 280, même si une fiction
administrative prétendait le contraire. Bien que les bâtiments soient
distincts, les constats effectués par la Cimade, seule association qui était
autorisée à entrer en centre de rétention avant janvier 2010, ne laissent aucun
doute à ce sujet. La défense justifie cette trop grande concentration de
personnes dans un même lieu fermé par la volonté de répondre à une
« politique sécuritaire », « une politique du chiffre », « une
politique qui tue », « une politique d’enferment systématique au maximum
de la déshumanisation ». A plusieurs reprises, l’évocation par la défense des
camps d’internement, voire des camps de concentration qui ont marqué certaines
périodes sombres de l’histoire contemporaine &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; ,
vient donner une idée du climat qui régnait à Vincennes. Pour donner un ton
concret à son propos, Me Bedossa lit des témoignages d’étrangers détenus en
CRA, rassemblés dans Feu au centre de rétention (éd. Libertalia, nov. 2008
http://www.educationsansfrontieres.org/article16331.html).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La défense poursuit en soulignant que l’ensemble des conditions étaient
réunies pour qu’une tragédie arrive. En effet, depuis plusieurs mois, divers
rapports d’association ou d’autorités publiques tiraient la sonnette d’alarme.
Ainsi, le compte rendu d’une visite de contrôle de la Commission nationale de
contrôle des centres et locaux de rétention administrative et des zones
d’attente (CRAZA) d’avril 2008 qui souligne que « spécialement à
Vincennes, (...) un rien suffit à mettre le feu aux poudres &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/2&quot; title=&quot;2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; ». De plus, à quelques semaines du drame, un Taser a été utilisé sur
des détenus par les services de police. Cet acte extrêmement violent est
dénoncé dans un avis adopté le 14 décembre 2009 par la Commission nationale de
déontologie de la sécurité (CNDS), instance indépendante de contrôle des forces
de l’ordre, le policier n’étant pas, d’après la Commission, en état de légitime
défense &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/3&quot; title=&quot;3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; . Les avocats poursuivent en rappelant que
la Cimade a alerté à plusieurs reprises les pouvoirs publics à travers leurs
rapports annuel sur les centres et locaux de rétention administrative mais
aussi par l’envoi de lettres au Préfet de Police en prévenant de la dégradation
du climat au sein du CRA , que traduisaient des interventions de police de plus
en plus violentes mais aussi de l’augmentation des violences en général à
l’intérieur du centre. Pour la défense, les autorités publiques sont restées
passives, elles ont même été jusqu’à accuser les soutiens associatifs d’être à
l’origine de l’incendie du 22 juin 2008, où des manifestations de soutien se
tenait à l’extérieur du centre. La défense invite la cour à visionner des
vidéos disponible sur internet, qui montrent clairement que les soutiens à
l’extérieur le jour de l’incendie sont calmes. Pour la défense, c’est bien le
mépris et la surdité des autorités ainsi que l’ensemble des éléments qui
viennent d’être discutés, et non des interventions « extérieures », qui
ont fait grandir la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il n’y a pas eu un incendie mais des incendies à Vincennes ». Les
départs de feux du 22 juin 2008 n’étaient pas les premiers. Là encore, la
Cimade avait rapporté, en 2007 et en 2008, plusieurs incidents du même type. A
la veille du décès de Salem Souli , les tensions sont à leur comble, comme en
témoigne une lettre en date du 16 juin 2008 envoyée par la Cimade à la
Préfecture de police afin de faire part de sa crainte qu’un drame se produise.
La défense argue également que le drame du 21 juin 2008 ne peut pas être
dissocié des incidents du 22 juin. En effet, Monsieur Souli, ressortissant
tunisien, placé en rétention en vu de son renvoi, est décédé dans le CRA de
Vincennes, le 21 juin 2008. D’après les témoignages recueillis, le 20 juin, il
aurait demandé à aller à l’hôpital, les policiers l’auraient emmené voir
l’infirmier. Me Stambouli souligne que d’après le peu d’informations figurant
au dossier, on relève que Monsieur Souli souffrait d’asthme et qu’il n’était
pas apte à rester dans un endroit peu ventilé. Elle lit ensuite le procès
verbal de police rédigé par un des policiers présent dans la chambre le jour du
décès de Monsieur Souli : « La température de la pièce est étouffante
». Comment a-t-on pu laisser Monsieur Souli dans cette chambre ? Elle
revient sur le déroulement des faits le 22 juin, met en avant le sentiment de
mise en scène de la sortie du corps de Monsieur Souli puisque, alors qu’il
serait apparemment mort dans sa chambre, c’est avec un masque à oxygène placé
sur sa bouche qu’il en a été évacué. Une fois la nouvelle du décès connue, elle
s’est propagée très rapidement dans le CRA. C’est dans cette ambiance lourde
que les détenus ont décidé de faire une marche silencieuse le lendemain, 22
juin, en mémoire de leur camarade. Cette marche aurait été réprimée par les
services de police, ce qui aurait été le départ de la révolte puis de
l’incendie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, les avocats de la défense demandent des compléments
d’information à plusieurs titres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jonction du dossier de Salem Souli au dossier de l’incendie du CRA de
Vincennes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la défense, le décès de Salem Souli ne peut être dissocié de l’incendie
de Vincennes. Depuis son décès, l’ex compagne de M. Souli a porté plainte pour
“rétention d’information, homicide involontaire par manquement aux obligations
de sécurité, et omission de porter secours”. La Cimade et la Fédération des
Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) se sont constituées partie
civile. La défense demande où en est la procédure concernant cette plainte.
Selon le Parquet, l’enquête préliminaire vient tout juste d’être clôturée. Me
Stambouli s’insurge : même s’il était établi que Salem Souli souffrait de
problèmes respiratoires, comment peut-on dire qu’il serait mort « de mort
naturelle » si les circonstances montrent que cette « mort
naturelle » est due à un manque de soins ? Qu’il n’est pas possible
d’avoir accès aux soins dans des conditions normales dans un CRA ? Il est
mort par indifférence, parce qu’il y avait trop de monde dans le CRA, parce
qu’il faisait trop chaud. Il n’est pas prétendu qu’il y a eu volonté de tuer M.
Souli. Mais il est mort et on ne peut tourner pudiquement cette page, comme si
elle n’avait rien à voir avec ce qui s’est passé ensuite. La défense demande en
conséquence que ce dossier soit versé à celui de l’incendie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vidéos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La défense soulève à plusieurs reprises le problème des vidéos : celles
des caméras de surveillance du centre de rétention, celles des pompiers...etc.
Elles jouent un rôle fondamental dans cette affaire puisque l’essentiel de
l’accusation repose sur elles. Un visionnage a bien eu lieu courant février
2009, mais la défense dénonce un visionnage tronqué. D’après les avocats, les
officiers de police auraient réalisé une sélection arbitraire d’images pour ce
visionnage qui s’est déroulé en présence du Parquet et du juge d’instruction.
De plus, les vidéos dans leur globalité ont été placées sous scellés, les
avocats ne peuvent donc pas y avoir accès. L’article 6 de la CEDH (droit à un
procès équitable) exige « l’égalité des armes ». Or cette égalité n’est
pas respectée, la police ayant eu accès à toutes les vidéos et disposant donc
d’un avantage substantiel. La défense demande la levée des scellés de toutes
les vidéos. Elle ajoute que lors du visionnage, l’ensemble des conseils ne
pouvaient être présents, aussi certains d’entre eux n’ont pu travailler que sur
des photos en noir et blanc de mauvaise qualité, et que le procès verbal
d’exploitation des photos, c’est-à-dire le document joint qui les commente, ne
correspond pas toujours aux images délivrées. Pour la défense, ce PV
d’exploitation suggère ce qu’il « faut voir » et ne laisse pas la
possibilité de penser autre chose à propos des photos. Enfin, pour la défense,
les photos ne permettent de voir qu’un instant « T » mais pas
l’instant T-1 ou T+1 qui pourrait permettre de comprendre dans son ensemble une
action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demande de transport sur les lieux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le transport sur les lieux est nécessaire pour se faire une idée concrète de
événements car « il faut incarner la souffrance et le vécu », dit Me
Terrel. Il y en a certes eu un au cours de l’instruction, mais outre qu’il a eu
lieu, en février 2009, à une date à laquelle deux des avocats de la défense
étaient indisponibles, sans qu’il leur soit donné la possibilité d’en obtenir
le changement, il a consisté, dit Me Boistel, en un simple déplacement dans la
salle vidéo du CRA de Vincennes (salle Bertillon) pour y visionner 3h30 (sur
35) de bandes vidéo sélectionnées par la police, avec un procès-verbal attenant
d’une demi-page (v. ci-dessus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demande d’expertises&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut une expertise des matériaux utilisés dans le CRA (matelas, matériau
de construction etc.), pour vérifier s’ils permettent que soient respectées les
conditions de conformité avec le décret du 30 mai 2005
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do
?cidTexte=JORFTEXT000000259827&amp;amp;dateTexte= . Me Terrel donne l’exemple du
seul rapport existant au dossier, effectué trois jours après les faits, qui
apprend que le toit du CRA était en bois - ce qui en dit long sur les
conditions de sécurité. Me Boistel précise : on sait qu’il n’y a pas de
briquet à l’intérieur des CRA, et le dossier indique qu’il n’a pas été révélé
de présence d’un liquide inflammable. Pourtant le feu est parti très vite.
Pourquoi ? Il existe des normes très strictes pour les matelas utilisés
dans les établissements à haut risque (prisons, hôpitaux psychiatriques), avec
des tests de résistance au feu. L’Etat a été condamné en 2008 pour avoir
utilisé dans une prison des matelas dont la mousse n’était pas ignifugée. Or on
n’a aucune information sur la nature des matelas du CRA de Vincennes. Un
rapport du Sénat de 2009 met en cause les graves lacunes constatées, en matière
de prévention et de sécurité, pour les incendies des CRA de Bordeaux et de
Vincennes. Il faut une réelle expertise indépendante. Elle est d’autant plus
nécessaire que l’agent judiciaire du Trésor a déposé des conclusions en
réparation, à la veille de l’ouverture du procès. Or d’une part à aucun moment
de l’instruction on n’a eu d’éléments chiffrés et techniques sur la nature des
dommages, d’autre part il faut pouvoir établir le lien de causalité entre les
départs de feu et les conséquences en termes de dégâts matériels. Il est
important de pouvoir vérifier si une éventuelle inobservation des règles a pu
favoriser le déclenchement de l’incendie : tous ces éléments sont
nécessaires pour statuer sur la culpabilité et pour déterminer les
responsabilités qui pourraient incomber à l’Etat dans la propagation du
feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accès à l’ensemble du dossier d’instruction du procès des « inculpés de
Vincennes »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains avocats de la défense n’ont pas eu l’ensemble du dossier
d’instruction, il manque plusieurs cotes, notamment, pour un avocat, des pièces
concernant son client. La défense demande donc le dossier complet. La cour
s’enquiert du matériel dont a disposé la défense : papier ou CD rom ?
Deux avocats répondent qu’ils n’ont pu avoir que le CD Rom et qu’ils ont
demandé plusieurs fois au greffe les cotes qui leur manquaient sans jamais
avoir réussi à les obtenir. La présidente informe les conseils qu’il existe des
différences entre la version papier et électronique des cotes, et que des
confusions ont pu s’ensuivre. Elle précise aux avocats qu’ils peuvent se rendre
au bureau du greffe afin de récupérer un dossier complet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prévenus, un vécu, l’histoire de l’exil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque conseil de la défense évoquera l’inexistence d’éléments de
personnalité dans le dossier d’instruction. Aucune mention de l’histoire, du
vécu des prévenus : pourquoi sont-ils en rétention ? Devaient-ils
être en rétention ? Quel exil ?...etc. De nombreux conseils reviennent sur
l’histoire de leur client : M.D. père de sept enfants français, présent
sur le territoire depuis le début des années 90 qui n’avait pas à être en CRA
au moment des faits. E.M, déclaré majeur par un test osseux dont on sait que
cette procédure est décriée aujourd’hui, pouvait être mineur à l’époque des
faits, placé en rétention, a vu mourir un des ses codétenus le 21 juin, a vécu
les violences du 22 juin, a été envoyé au CRA de Lille-Lesquin dans la nuit, en
bus, puis deux jours après déféré au Parquet à Paris, les policiers lui diront
au moment de l’embarquer : « c’est pour l’incendie de Paris ». Il est
doublement incriminé et sera placé en détention provisoire pendant plusieurs
mois à Fleury Mérogis. La défense demande des enquêtes de personnalité au
tribunal afin de pouvoir juger comme il se doit les dix prévenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position du procureur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa réponse, le procureur rejettera l’essentiel des demandes présentées
par la défense. Pour lui, l’instruction a été menée avec les « défauts
habituels » d’une telle procédure, et il était loisible aux avocats de
mettre en cause la partialité pendant son déroulement. Les deux seules
questions pertinentes à poser, et les seules auxquelles le tribunal devra
répondre sont : pourquoi le CRA a-t-il brûlé ? Comment le feu
s’est-il propagé ? La première est la question de fond, elle ne nécessite
pas d’information complémentaire. La seconde interviendra dès lors que des
culpabilités auront été retenues, afin d’évaluer les préjudices. Certes il y
aurait pu avoir des expertises pendant l’instruction, mais rien n’empêche
qu’elles soient faites après. Par conséquent :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
l’ordonnance de renvoi : le juge d’instruction pouvait valablement la rendre, même s’il y avait appel.
&lt;/pre&gt;
&lt;pre&gt;
le décès de Monsieur Souli et l’incendie du centre de rétention de Vincennes sont deux affaires distinctes qui n’ont pas à être jointes.
&lt;/pre&gt;
&lt;pre&gt;
le transport sur les lieux n’est pas utile car dans le dossier papier, dont le procureur a disposé, il y a des photos en couleur qui donnent une vision très exacte des lieux (les avocats compulsent des photos en noir et blanc où il semble difficile de distinguer les sujets). D’autre part il serait inutile car deux ans ont passé, et depuis le CRA a été démoli/reconstruit.
&lt;/pre&gt;
&lt;pre&gt;
des expertises supplémentaires ne sont pas nécessaires à ce stade, l’incendie n’ayant pas provoqué de morts ni de blessés graves. Le seul point sur lequel le procureur rejoint partiellement les arguments de la défense concerne les vidéos des caméras de surveillance des CRA 1 et 2. Il informe que la sélection vidéo a été « techniquement » réalisée par les policiers, mais sous le contrôle du juge d’instruction, expliquant que sur 35 heures de vidéos, plusieurs heures n’apportaient certainement pas d’information. Toutefois, par respect du droit de la défense et afin que le Ministère public puisse également avoir accès à l’ensemble des vidéos, le procureur demande la levée des scellés. Cette levée ne concerne toutefois pas les autres vidéos, notamment celle des pompiers qui selon lui n’apporteraient pas d’informations supplémentaires.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;La séance se conclura sur un dernier heurt entre les avocats et la
présidente du tribunal. Celle-ci annonce en effet qu’elle a décidé : 1. de
joindre les demandes de nullité et de suppléments d’informations au fond. 2.
d’accéder toutefois à la demande de la défense pour le seul visionnage des
bandes vidéo des caméras de surveillance, qui aura lieu pendant l’audience, en
présence des prévenus et de leurs conseils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme Dutartre fait ensuite part du calendrier de la suite du procès :
les 1er, 2 et 3 février, puis les 8, 9 et 10 février (au moins). Une décision
inacceptable pour les avocats de la défense qui contestent à fois le caractère
inéquitable de la jonction de l’incident au fond et le calendrier impraticable
qui leur est imposé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans qu’un consensus soit trouvé, la séance s’achève sur une touche enfin
positive : Nadir Otmani, dernier prévenu encore en détention provisoire,
est libéré. Il est 19h30. L’audience est suspendue jusqu’au lundi 1er février,
14h00, 16ème chambre correctionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTES :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; Sur les références historiques concernant
l’internement administratif des étrangers, voir Migreurop, « Derrière le
mot camp » http://www.migreurop.org/article675.html&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/2&quot; title=&quot;2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; « Visite de contrôle du CRA de Paris I et
Paris II Vincennes », rapport , CRAZA, 4 avril 2008, page 6, 8 pages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/3&quot; title=&quot;3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; « Usage « abusif » du Taser au
centre de rétention », l’Humanité, 24 décembre 2008,
http://www.humanite.fr/article2757796,2757796&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/02/02/Compte-rendu-de-l-audience-du-27/1-du-proc%C3%A8s-de-l-incendie-du-centre-de-r%C3%A9tention-de-Vincennes#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>ACTA ou les nouveaux habits du capitalisme</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/02/02/ACTA-ou-les-nouveaux-habits-du-capitalisme</link>
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    <pubDate>Tue, 02 Feb 2010 00:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
        <category>Analyses et commentaires</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un article de Jérôme Gleizes publié dans Politis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles négociations non démocratiques sont en cours. Derrière
l’acronyme ACTA (Anti-Counter Trade Agreement), se cache un nouveau faux AMI du
capitalisme. Entre 1995 et avril 1997, il y a eu une négociation secrète au
sein de l’OCDE sur l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). Cet accord
proposait une libéralisation des échanges en permettant aux entreprises de se
défausser juridiquement et surtout la capacité d’ester en justice contre les
États. A l’époque, la stratégie dite de Dracula avait permis de stopper cette
initiative en rendant public le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2007, une nouvelle négociation se déroule hors des cadres
institutionnels multilatéraux pour imposer un accord commercial contre la
contrefaçon. Une poignée de pays se réunissent pour élaborer dans le secret un
accord qui leur permettent d’aller plus loin encore que les accords de l’OMC ou
de l’Organisation Mondiale pour la Propriété Intellectuelle (OMPI). Il existe
des articles juridiques dans ces accords, permettant d’exempter un pays des
droits de propriété intellectuelle, d’autoriser la fabrication d’un produit
sans l’avis du titulaire du brevet en cas d’urgence nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi avec ACTA, la lutte contre la contrefaçon et le piratage informatique
est le nouveau cheval de Troie pour restreindre les libertés individuelles,
limiter la capacité des États d’assurer un équilibre entre intérêts privés et
intérêt public. L’ACTA permettrait ainsi de bloquer l’utilisation de
médicaments génériques mais aussi les technologies qui permettent de s’adapter
aux changements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, la diplomatie entre États est remplacée par une diplomatie
entre firmes multinationales qui imposent leurs intérêts hors de tout cadre
démocratique. La mode est aux accords bilatéraux au dessus des accords
multilatéraux, sorti de tout contrôle institutionnel. Le G20 s’est substitué à
l’ONU pour régler la crise financière. La conférence de Copenhague s’est
terminée sur un accord entre 27 pays imposé à l’ensemble de la communauté
internationale. Et maintenant, la stratégie est de faire des accords bilatéraux
pour contourner le droit international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la place centrale que l’information et le savoir occupent dans nos
sociétés, émerge un nouveau capitalisme que certains auteurs appellent le
capitalisme cognitif. Dans ce contexte, le droit de la propriété
intellectuelle, initialement censé soutenir les innovateurs, sert la création
de nouvelles enclosures, celle du savoir, pour assurer et préserver les rentes
des firmes multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce détournement juridique révèle une nouvelle étape du capitalisme, de la
subordination (subsomption) du travail au capital. Deux formes existent et se
sont historiquement succédées : la subsomption formelle, la libre
disposition de la force de travail par le capitaliste à travers le contrat de
travail, entraînant une dépendance monétaire à travers le salaire et la
subsomption réelle, soumission du travailleur au capital à l’intérieur du
procès de production qui étend la dépendance aux conditions du procès du
travail (rationalisation, organisation, machines). Aujourd’hui, une troisième
forme de soumission émerge que l’on pourrait appeler subsomption intégrale de
la vie dans le sens où c’est la totalité de l’être qui est soumise au
capital : la force de travail, la force physique et la subjectivité. Gorz
parlait de mobilisation totale. Cette nouvelle forme de soumission nécessite de
nouvelles formes institutionnelles pour capter la plus-value.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit de la propriété intellectuelle permet cela tout en restreignant les
libertés individuelles par un contrôle accru de l’Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de ne pas se tromper d’analyse du capitalisme. La crise du
capitalisme financier ne doit pas faire oublier les conditions réelles de
production de la valeur. Les instruments financiers sont faits pour aspirer la
valeur produite, il ne la crée pas ! La crise est avant tout celle du mode
de production. Le subprime était un outil pour maintenir les niveaux de
consommations. &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lutte incessante entre le capital et le travail appelle aujourd’hui à
de nouvelles alliances. Une coalition mondiale d’organisations non
gouvernementales, d’associations de consommateurs et de fournisseurs de
services Internet &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/2&quot; title=&quot;2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; vient de publier une lettre
ouverte contre l’ACTA, considéré comme une menace pour les libertés. Elle doit
maintenant s’élargir aux pays du Sud, aux syndicats, aux associations de
défense des droits humains, aux associations environnementales &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/3&quot; title=&quot;3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;… car c’est la démocratie mondiale qui est en péril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jérôme Gleizes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; voir Ecorev’ n°32, « Une lecture écologiste
de la crise, la première crise socio-écologique du capitalisme »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/2&quot; title=&quot;2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; http://www.laquadrature.net/fr/acta...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/post/2010/02/02/3&quot; title=&quot;3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; voir la tribune de José Bové et
alii,« Copenhague et les droits de propriété »&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/02/02/ACTA-ou-les-nouveaux-habits-du-capitalisme#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'histoire ne repasse pas (indéfiniment) les plats...</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/01/11/L-histoire-ne-repasse-pas-%28ind%C3%A9finiment%29-les-plats...</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Jan 2010 11:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Julien Lecaille</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Un courrier de Gilles Bénard dit Ramulaud qui circule dans les réseaux
de la gauche alternative.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers amis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 15 ans environ (Juquin, Fiterman, 2002 et les appels, Alternative à
Gauche-Ramulaud, Alternative Citoyenne, Régionales, Européennes,
Présidentielles, et aujourd'hui encore Régionales sans compter les implications
quotidiennes de terrain), j'ai accompagné celles et ceux qui, comme vous,
essaient de réunir et juge nécessaire l'union des gauches alternatives, de la
rue aux urnes, en essayant de renouveler les pratiques et les personnes. Malgré
les grandes intelligences au sein de ces mouvances, l'intelligence, elle ne me
semble plus y être. L'union est un combat... devenu épuisant pour tous et
d'abord pour ceux qui nous regardent, nous attendent et que nous prétendons
aider à se réapproprier des outils pour se battre et &amp;quot;bien vivre&amp;quot; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il ne soit pas possible de créer ce rassemblement n'est pas lié qu'à des
questions techniques ou organisationnelles.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Il est question de l'élévation du niveau d'exigence intellectuelle des
&amp;quot;publics&amp;quot; que nous visons!!, niveau que nous sous-estimons, empêtrés dans les
archaïsmes de la &amp;quot;mouvance&amp;quot;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il est question de la sortie de la politique nostalgique et encombrée de
tabous et d'idéaux figés (sur les problématiques du travail, des migrants et de
l'altérité, des visions politiques décentralisées et anti nombrilistes, de la
très fondamentale question Européenne, etc...) et nous n'en sortons pas et nous
trouvons, à cause des mêmes archaïques, en incapacité de débattre de tout sans
réserves, de reconstruire ensemble et de renouveler un idéal commun.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il est question de temporalité, de la conscience de la finitude qu'apporte
la modernité et les nouvelles communications, et certains en sont encore à se
chamailler sur les questions de la participation aux exécutifs pendant que le
capitalisme détruit tout ce qui a été gagné par nos pères et qu'entrent dans un
nouveau moyen âge, des catégories de plus en plus importantes de citoyens
mondiaux.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il est question de l'acceptation de l'incarnation, de la reconnaissance de
leaders, &amp;quot;ceux qui voient la rivière couler sous la terre avant qu'elle ne
jaillisse&amp;quot;, et nous est imposé une tête de liste qui sera tirée par cette liste
des régionales au lieu d'une autre, Patrick Braouezec, qui l'aurait tirée et
qui aurait probablement réalisé l'union la plus large.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Last but not least comme ils disent dans Libé, les tentatives d'essor de
notre entreprise sont sans cesse contrariées, voir plus si pas affinité, par
les dirigeants d'une organisation relookée, jouissant de sa position victimaire
post-piolet et mettant la barre toujours un cran plus haut que ce que
collectivement la situation permet de sauter d'une part et d'autre part par les
dirigeants d'un organe mort vivant post-terroriste intellectuel nostalgique de
son emprise totalitaire, et en certains lieux sanglante, sur la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps là, un regroupement moderne aux yeux de nos concitoyens
s'est opéré près de nous, mélange de &amp;quot;carpes et de lapins&amp;quot; (pas plus que notre
pseudo rassemblement perpétuellement avorté), attiré par le social écologique,
confus dans son analyse de classe comme dans ses alliances, portant à la fois
des projets sociaux modernes, féministes, écologiques, des propositions de
système de production et de consommation réellement différents tout en croyant,
pour part d'entres ses participants, marier ca avec le capitalisme... Mais ca
bourdonne et ca semble intelligent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca nécessite que les tenants de l'idée de la lecture de classe , de l'idée
que le capitalisme est antinomique à tout projets social et écologique, d'un
point de vue anthropocentriste, s'y investissent. Oui ,car au moins là, il y a
un vrai combat à mener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous l'avez compris, je m'éloigne de notre mouvance alternative sociale dont
je sens le chant du cygne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais essayer avec d'autres de porter mes idées inchangées et mes combats
au sein de la mouvance écologique, de participer à tirer tout ca &amp;quot;à gauche&amp;quot; en
attendant que de là peut être reparte l'idée d'un vrai sens politique, d'un
nouveau mouvement progressiste, d'une métamorphose comme dit Edgar Morin dans
lesquels les intelligents à qui j'écris aujourd'hui se retrouveront sans
doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous restez mes amis politiques, et personnels pour certains d'entre
vous&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Bénard dit Ramulaud&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/01/11/L-histoire-ne-repasse-pas-%28ind%C3%A9finiment%29-les-plats...#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Nouvelle Calédonie ... un témoignage de Gérard Jodar (USTKE)</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2010/01/08/Nouvelle-Cal%C3%A9donie-...-un-t%C3%A9moignage-de-G%C3%A9rard-Jodar-%28USTKE%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0be2d77243a8ab6718716849638b0c82</guid>
    <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 12:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Julien Lecaille</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Une délégation de parlemntaires européens et français Verts et EE, conduite
par José Bové, est pour quelques jours en Kanaky pour visiter la prison,
rencontrer les syndicalistes et dénoncer les conditions inhumaines de détention
dont Gérard Jodar, de l'USTKE, parle dans la lettre ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;LE CENTRE PENITENTIAIRE DU &amp;quot;CAMP-EST&amp;quot; EN NOUVELLE-CALEDONIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est
conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se décompose en 6 structures :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La maison d’arrêt pour les femmes qui date de peu et qui accueille 8
détenues logées individuellement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La centrale pour les jeunes qui est en cours d’agrandissement et
surpeuplée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La centrale pour les adultes qui purgent de longues peines surpeuplée
aussi.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le dépôt pour les peines supérieures à un an également surpeuplé.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le centre de semi-liberté où il n’y a plus de place pour dormir y compris
parterre.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Et enfin la maison d’arrêt pour les hommes où je suis détenu et qui est la
structure la plus surpeuplée actuellement à 282 %.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans cette maison d’arrêt, nous sommes 5 et plus souvent 6 par cellule de 13
m2. Il y a 3 lits superposés d’un côté et 2 de l’autre. Ces lits sont fabriqués
en tube d’acier carré et boulonnés aux murs. Le sixième détenu dort par terre
entre les deux colonnes de lits. Le sol de la cellule est en béton ce qui rend
l’entretien difficile et ne facilite pas l’hygiène. Il y a un w-c à la Turc que
nous utilisons aussi comme douche à l’aide d’un bidon en plastique en prenant
l’eau de la chasse d’eau. Accroché au muret qui cache une partie du w-c, se
trouve un bac en béton de 85 cm de long pour 50 cm de profondeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le linge des prisonniers reste dans leurs sacs, sous les deux lits du
bas, par manque de place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour éclairer la cellule, il n’y a qu’une ampoule encastrée dans un trou du
mur au dessus de la porte. Pour la lumière du jour, il y a un trou avec des
barreaux, sans fenêtre située à 2 mètres de hauteur dans le mur opposé à la
porte. Ce trou mesure 1,48 m de long par 50 cm de haut. La lumière tant
extérieure qu’intérieure est donc très faible d’autant qu’un mur d’enceinte est
proche des cellules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un téléviseur de 36 cm posé au dessus de l’armoire métallique vissée
au mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a qu’une seule prise de courant que nous ne pouvons pour ainsi dire
pas utiliser car le réseau électrique est défaillant et disjoncte souvent à la
moindre consommation électrique. C’est ainsi qu’on nous refuse les bouilloires
électriques qui pourtant seraient pratiques pour préparer le café, le thé ou
des soupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, un ventilateur est accroché au mur dans les cellules mais pas
toutes. Il faut savoir qu’actuellement l’été arrive et il va faire entre 35 et
40 degrés ce qui fait que nous sommes obligés de dormir torse nu et à l’air
libre alors que nous sommes envahis par les moustiques, les souris et les
cafards, cafards que nous retrouvons parfois dans nos plateaux repas. A six
dans une cellule, nous disposons donc de 3,80 mètres carrés pour circuler. Ceci
est impossible et oblige tout le temps 2 à 3 d’entre nous à rester couchés sur
nos lits car nous ne pouvons pas non plus nous asseoir dessus, ces lits étant
verticalement séparés de 60 cm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les promenades commencent le matin à 6h30 pour la première pour se terminer
à 16h pour la dernière. Elles durent ½ heure le matin et ½ heure l’après midi
car dans la maison d’arrêt pour 196 détenus répartis en 4 blocs, il n’y a que 2
gardiens. Cela dit, nous avons tout de même sport le lundi, mercredi et
vendredi matin pendant 1h30, ce qui fait que ces jours là, nous sommes enfermés
dans la cellule pendant 22 heures sur 24 au lieu des 23 tous les autres
jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la nourriture, en dehors du fait que c’est toujours la même chose et
parfois immangeable on nous donne de l’eau chaude, des sachets de café, sucre
et thé, le matin à 5h30, pour le repas de midi, il nous est donné dans la
cellule entre 10h30 et 10h45 et celui du soir entre 16h30 et 16h45. Ces repas
se résument à une barquette inox contenant le plat principal et un fruit, un
gâteau sec ou un yaourt. Comme je l’ai dit plus haut à plusieurs reprises, nous
avons trouvé des cafards, des chenilles et même un bout de caoutchouc dans le
plat principal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin pour les visites, nous ne disposons que de 2 visites d’une demi heure
par semaine alors que le code de procédure pénale, le guide du prisonnier de
l’OIP et le recueil « droits et devoirs de la personne détenue » du
Ministère de la Justice diffusé et applicable depuis janvier 2009 stipulent que
les prévenus doivent avoir au minimum 3 visites par semaines. En nombre de
visites nous sommes donc en deçà de la loi et pour le temps de visite minimum
légal. J’ai saisi officiellement la direction du Centre Pénitentiaire en leur
demandant de respecter la loi et les directives du Ministère mais à ce jour
rien n’a changé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sachez aussi qu’il n’y a aucune structure de formation permettant une
réinsertion efficace des jeunes ce qui fait que beaucoup d’entre eux entrent en
prison pour de petits délits, s’endurcissent pendant leur détention et à leur
sortie deviennent des petits caïds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 5 mois que je suis là, j’en ai vu sortir un bon nombre qui sont
revenus pour de nouveaux faits quelques jours ou semaines plus tard. A peu près
97 % de la population carcérale sont des jeunes kanaks et pour des faits
identiques, j’ai remarqué que ces jeunes sont plus facilement et plus
lourdement condamnés. Je doute franchement de l’indépendance de la justice ici
chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui concerne, l’accès aux soins, il y a un médecin et deux
infirmiers. Le médecin est là les jours ouvrables et un infirmier passe les
jours non ouvrables pour les soins uniquement. Un dentiste vient 2 fois par
semaine ce qui fait que les patients attendent au minimum 2 à 3 mois pour être
reçus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Camp-Est est une prison d’un autre temps, délabrée, construite il y a
plus d’un siècle. Je pense que certains blocs de détention ont été construits
avec des matériaux qui renferment de l’amiante ce qui est le cas d’une majorité
de monuments de cette époque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous détenons le record de France d’évasions avec 14 depuis début 2009. Ceci
ne me choque pas car les détenus dont la famille est dans le Nord ou les îles
n’ont presque jamais de visites. Aucune cabine téléphonique n’est mise à
disposition au moins pour ces détenus. Je m’étonne d’ailleurs qu’il n’y ait pas
plus de suicides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel du Centre Pénitentiaire n’est pas mieux traité pour ce qui
concerne les conditions de travail, ce qui affecte évidemment les conditions de
détention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un peu plus de 70 gardiens, effectif théorique car dans la pratique
avec les congés, les arrêts maladie dus souvent au stress il n’en reste que 45
à 50 pour gérer 24h sur 24 plus de 420 détenus. Certains dimanche, il n’y a eu
dans le Camp-Est que 4 gardiens, un pour 100 détenus, invraisemblable et
pourtant vrai. Beaucoup de gardiens, dont certains de mon syndicat n’aspirent
qu’à une seule chose, être mutés dans une autre administration. Ils sont
totalement démotivés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui me concerne je ne vais pas rester ici une éternité mais je
crains beaucoup pour tout le monde, que ce soit détenus ou gardiens. Il faut
dans les plus brefs délais apporter des changements radicaux, faute de quoi on
va à la catastrophe. Maintenant que je connais la réalité du Camp-Est, je vais
me battre pour faire changer les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous remercie d’avoir pris de votre temps pour lire ce petit état des
lieux de la prison qui à mon sens aujourd’hui se classe à la dernière place des
prisons dites françaises. La patrie des droits de l’homme n’a vraiment pas de
quoi être fière de ce qu’elle fait ici dans notre Pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gérard JODAR Président de l’USTKE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Détenu au Bloc 1 Cellule 4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centre Pénitentiaire de Nouméa&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2010/01/08/Nouvelle-Cal%C3%A9donie-...-un-t%C3%A9moignage-de-G%C3%A9rard-Jodar-%28USTKE%29#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Sommet de Copenhague. Pour le climat et la justice sociale</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2009/09/18/Sommet-de-Copenhague.-Pour-le-climat-et-la-justice-sociale</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Dec 2009 18:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Plus de 35 organisations françaises ont lancé un appel en prévision du
Sommet sur le climat qui a lieu en décembre 2009 à Copenhague. Une invitation à
se mobiliser, de manière urgente et radicale, alors que les propositions
avancées par les États sont pour le moment totalement insuffisantes. Ces
organisations veulent remettre au coeur des réflexions le lien essentiel entre
urgence climatique et questions sociales, en appelant à une transformation
écologique de l'économie. Une façon de repolitiser et donner sa pleine
dimension à un débat qui se résume souvent à des propositions de taxes et à du
&amp;quot;greenwashing&amp;quot;, par un gouvernement qui lave plus vert que vert...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
**************************************&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Urgence climatique, justice sociale*&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le
cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés
industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète,
le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de
milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces.
D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les
femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus
défavorisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations
écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action
urgente et radicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le
changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les
objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour
prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers
responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs
émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à
1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour
limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère
préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait
plus possible de maintenir une température vivable sur terre.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les politiques actuelles sont dans l’impasse*&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États
sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union
Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont
très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont
les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des
émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation
vis-à-vis des autres Nations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles
reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise
économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se
substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché
pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et
les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du
mirage idéologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre
qu’il s’agit d’une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en
aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire
ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale.
Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes
environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse
des émissions.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires*&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent
l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles
régionaux, de mesures radicales et alternatives :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction
des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le
profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du
productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie
sociale et solidaire, au secteur coopératif ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les
énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les
projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété
énergétique ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que
l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la
déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon
générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie
et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports
collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et
progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des
transports les plus polluants ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment
la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture
paysanne, au Nord comme au Sud ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays
industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir
diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les
émissions de GES du secteur agricole ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction
écologique.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises
en œuvre*&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement
productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et
l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par
l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques
respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et
l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de
ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques
doivent être reconnus et accueillis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale
sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer,
en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut
garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que
l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une
réappropriation par la société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire
vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour
tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent
permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers
et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens
nécessaires à la transformation des économies.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La gestion des financements doit être démocratique et garantir la
participation des populations locales.*&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire
montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être
débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques
audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des
hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins
et non sur le profit ainsi qu’une répartition plus juste des richesses
naturelles et produites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement,
syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques,
collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre
la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour
peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premiers Signataires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acme France (Association pour le Contrat Mondial de l’Eau), Action
Consommation, A.C. ! Agir ensemble contre le chômage, AE2D (Agir pour un
Environnement et un Développement Durables), Aitec – IPAM (Association
Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs – Initiatives Pour un
Autre Monde), Amis de la Terre, Attac France, Avenir Climat, Bizi !, CADTM
France (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde), Centre national
d’information indépendante sur les déchets (Cniid) Confédération Paysanne,
Ecorev’, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fac Verte, Fondation
Copernic, Fondation Sciences Citoyennes, France Amérique Latine, FSU
(Fédération Syndicale unitaire), IDD (Immigration Développement Démocratie),
LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mouvement de la Paix, MRJC (Mouvement Rural
de Jeunesse Chrétienne), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du
Nucléaire, Union Syndicale Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone
d’Ecologie Populaire (ZEP)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutenu par : Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et
Ecologique (FASE), Jeunes Verts, Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche,
NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Utopia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bastamag.net/spip.php?article652&quot; title=&quot;http://www.bastamag.net/spip.php?article652&quot;&gt;http://www.bastamag.net/spip.php?ar...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>6 heures pour le climat et la justice sociale</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2009/10/12/6-heures-pour-le-climat-et-la-justice-sociale</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Oct 2009 18:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
        <category>Rendez-vous</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;ins&gt;Samedi 24 octobre&lt;/ins&gt; à partir de 14h30, Espace Reuilly, 21 rue
Hénard, 75012 Paris - M° Montgallet ou Dugommier&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
                          &lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/public/6hpourleclimat.pdf&quot;&gt;6hpourleclimat.pdf&lt;/a&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.europalter.org/public/.flyerclimat-net_m.jpg&quot; alt=&quot;flyerclimat-net.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;flyerclimat-net.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;Le
collectif Urgence climatique, Justice sociale (UCJS) vous invite aux 6 heures
pour le climat et la justice sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15h - Ateliers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marchés carbone, taxe carbone, fiscalité écologique, taxes globales :
quels mécanismes et sources de financements pour répondre au défi écologique et
à la justice sociale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Développement durable ? Croissante verte ? Décroissance ?
Economie écologique ? Quels modèles de production et de consommation pour
garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels dans le
respect de l’environnement et du climat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17h - Plénière&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommet de Copenhague : des négociations aux mobilisations, quels enjeux
Nord-Sud et quelles régulations internationales pour que la justice climatique
et sociale soit au centre des politiques mises en oeuvre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.europalter.org/public/theageofstupid.jpg&quot; alt=&quot;theageofstupid.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;theageofstupid.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;19
H : Projection du film The Age of Stupid, jour de sortie internationale
Docu-fiction avec Pete Postlethwaite, seul survivant en 2055, et qui regarde
des images d’aujourd’hui en se demandant : « Pourquoi n’avons-nous pas
empêché le changement climatique tant que nous le pouvions ? »&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
&lt;a href=&quot;http://climatjustice.org/&quot; title=&quot;http://climatjustice.org/&quot;&gt;http://climatjustice.org/&lt;/a&gt;
&lt;/pre&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Ecologiste et de gauche&quot;, par Jérôme Gleizes</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2009/10/11/%22Etre-%C3%A9cologiste-et-de-gauche%22%2C-par-J%C3%A9r%C3%B4me-Gleizes</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Oct 2009 20:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Écologiste et de gauche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'écologie et la gauche entretiennent des relations conflictuelles renvoyant
chaque fois à la définition de ces deux identités, être écologiste et/ou de
gauche. A ce conflit d'identité, certaines et certains préfèrent se contenter
de dire que l'écologie est une troisième voie distincte de la gauche et de la
droite. Cette approche d'un point de vue logique peut avoir son intérêt,
surtout pour des écologistes, celui du refus des logiques binaires par
l'introduction d'un tiers exclu, idée qui a été popularisée par la série de
romans de science-fiction Le cycle du Non-A de A.E Van Vogt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'un point de vue politique, cette négation du conflit gauche/droite
est peu défendable, sauf pour des personnes déconnectées de la vie en société.
La différence entre la droite et la gauche n'est pas que le fruit d'une
opposition idéologique mais le résultat d'une histoire conflictuelle ancienne
et mouvante, conforme à la dialectique du maître et de l'esclave de Hegel où
lorsque l'esclave renverse le maître, il produit une autre forme de domination
en l'inversant. Les aliénés et les dominés d'hier peuvent devenir les
dominateurs de demain. De plus, l'aliénation et la domination ne se limitent
pas à un conflit capital/travail comme certains marxistes ont voulu le résumer
pour en faire le conflit principal. Le patriarcat est une autre forme de
domination, bien plus ancienne. Le colonialisme, aussi. Si la domination comme
l'exploitation est facile à voir et donc à combattre, l'aliénation est plus
difficile. Parmi ces aliénations, celle causée par le fétichisme de la
marchandise intéresse particulièrement les écologistes. Ce fétichisme fait
croire que les échanges marchands sont de simples échanges entre des
marchandises or en fait il cache des rapports sociaux. Une marchandise n'est
jamais « naturellement » échangeable. Elle est le résultat de
rapports sociaux qui rendent cet échange possible tant en le produisant qu'en
le désirant comme consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, être de gauche, c'est d'être dans le camp de celles et ceux
qui refusent l'ordre « naturel » du monde, qu'il le combatte. Cela a
pu être des démocrates contre les monarchistes, des syndicalistes contre des
patrons exploiteurs, des féministes contre des machistes... Par contre, quand
nous entrons dans le détails des luttes d'émancipations, il est plus difficile
de définir des camps distincts car les priorités des luttes varient selon les
stratégies. Le conflit gauche/droite ne peut pas ainsi se limiter à une
opposition libéraux/anti-libéraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en simplifiant la révolution française, elle a été caractérisée de
révolution bourgeoise car l'objectif premier étant de faire tomber la
monarchie, ce fut une alliance entre ce qu'aujourd'hui on appellerait des
libéraux et la gauche. A l'inverse, en France, la force de Sarkozy est d'avoir
réussi à réunifier les droites, légitimistes, orléanistes et libérales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Être écologiste c'est considérer qu'il faut tenir compte des rapports entre
les êtres humains et la nature, que la nature ne peut pas être simplement et
facilement domestiquée. Cette prise en compte du rapport nature/êtres humains
peut être très variable. L'extrême est celle qui considère que l'être humain
est un danger pour la nature et qui développe une écologie misanthrope, pouvant
aller jusqu'à désirer une extermination de l'humanité. Une écologie de droite
existe. Elle développe une vision conservatrice de la nature. A l'inverse, une
écologie libérale est un oxymore. Comment peut-on avoir simultanément la prise
en compte du rapport nature/être humain et la croyance que laisser fonctionner
les marchés permet d'atteindre des équilibres soutenables écologiquement ?
L'écologique est fondamentalement anti-productiviste et par exemple la lutte
contre le réchauffement climatique ne pourrait se contenter de simples
mécanismes de marché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques points étant brièvement rappelés, quelles considérations
politiques en tirer ? Tout d'abord, il ne faut pas confondre le clivage
gauche/droite avec sa représentation partidaire. Ce n'est pas parce que le PS a
pu mener des politiques libérales, productivistes, que le clivage gauche/droite
a disparu avec les différentes formes de dominations et d'aliénations. Il faut
distinguer le projet de la stratégie. La définition et la construction d'un
projet politique écologiste est prioritaire car il n'y a aucune évidence dans
les idées écologistes. Il faut expliquer, construire continuellement, expliquer
que lutter pour la biodiversité est tout aussi important que lutter contre
l'exploitation des ouvriers mais si cela renvoie à des registres différents,
que défendre un environnement sain, n'est pas une question de cadre de vie mais
une question de survie des écosystèmes, que lutter contre les discriminations
est aussi important que lutter contre la souffrance animale... La bataille des
idées est cruciale à gauche car la force du conservatisme, c'est qu'il est
toujours plus facile de préserver un quotidien que l'on connaît que d'inventer
un futur, par définition inconnu. Il faut donc toujours convaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La stratégie est importante car elle détermine les priorités, la nature des
compromis à trouver et les partenaires de celles-ci. Désigner un adversaire
politique ne suffit pas à le battre. Il faut définir aussi la stratégie pour y
parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Être écologiste et de gauche, c'est être dans le camp de celles et ceux qui
refusent l'ordre &amp;quot;naturel&amp;quot; du monde, combattre toutes les formes de domination.
C'est assumer une rupture avec les pensées traditionnelles de gauche et de
droite (productivisme, technoscience...) tout en posant qu'une réelle prise en
compte du rapport nature/être humain est incompatible avec le processus
d'accumulation du capital dans un monde fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jérôme Gleizes&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2009/10/11/%22Etre-%C3%A9cologiste-et-de-gauche%22%2C-par-J%C3%A9r%C3%B4me-Gleizes#comment-form</comments>
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    <title>Journées du désarmement nucléaire</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2009/09/12/Journ%C3%A9es-du-d%C3%A9sarmement-nucl%C3%A9aire</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Oct 2009 13:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
        <category>Rendez-vous</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.europalter.org/public/desar_nuc.jpg&quot; alt=&quot;desar_nuc.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;desar_nuc.jpg, sept. 2009&quot; /&gt;Les 16 -
17 - 18 octobre 2009 à Caen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europalter.org/public/4journee-JDN-sans-repere.pdf&quot;&gt;4journee-JDN-sans-repere.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soirée d’ouverture des JDN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 16 octobre à 20h30 au Centre des Congrès de Caen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Pour un monde libéré des armes nucléaires »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Table ronde avec • Sergio Duarte, Haut-représentant de l’ONU pour le
Désarmement • Mabel Gomez Oliver ou Luis Alfonso De Alba, Mission Permanente du
Mexique aux Nations Unies à Genève • Susie Snyder, secrétaire générale de la
Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (Suisse) • Jean Paul
Hébert, vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme • Nathalie Gauchet,
coordinatrice du Mouvement de la Paix • Daniel Fontaine, président de
l’Association Française des Communes, Départements, Région pour la Paix•
Monsieur le Président du conseil régional de Basse Normandie&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Journée internationale de solidarité avec les peuples INDIENS des Amériques : 10 octobre 2009</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2009/10/08/JOURN%C3%89E-INTERNATIONALE-DE-SOLIDARIT%C3%89-AVEC-LES-PEUPLES-INDIENS-DES-AM%C3%89RIQUES-%3A-10-OCTOBRE-2009</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 18:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;SAMEDI 10 OCTOBRE 2009 de 15h30 à 22h00 Cinéma LA CLEF 21, rue de la Clef,
75005 PARIS M° Censier-Daubenton (Ligne7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.europalter.org/public/.affiche_12_oct2009_s.jpg&quot; alt=&quot;affiche_12_oct2009.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;affiche_12_oct2009.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;Les deux thèmes retenus pour la journée
du 10 octobre sont la &lt;ins&gt;problématique de criminalisation de la lutte
autochtone&lt;/ins&gt; et la note d’espoir représentée par la &lt;ins&gt;nouvelle
génération de militants&lt;/ins&gt;. Chaque invité fera un point sur la situation de
sa communauté et interviendra sur ces deux aspects.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ouverture des portes à 15h30&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;16h00 – 18h30 : Présentation de la journée, du Csia-Nitassinan, ainsi
que des invités :&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;CSPCL (Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;José Morales (Guatemala)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karmen Ramirez Boscan (Colombie)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pedro Cayuqueo (Chili)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’intervention individuelle des invités sera suivie d’une table ronde sur
les deux thèmes de la journée.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;18h30 – 19h30 : Pause&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;19h30 : Point Leonard Peltier&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;(avec communiqué)&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;20h00: Projection du film &amp;quot;No More Smoke signals&amp;quot; de Fanny Braüning&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2009/10/08/JOURN%C3%89E-INTERNATIONALE-DE-SOLIDARIT%C3%89-AVEC-LES-PEUPLES-INDIENS-DES-AM%C3%89RIQUES-%3A-10-OCTOBRE-2009#comment-form</comments>
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    <title>&quot;Je poursuis Georges Frêche en diffamation&quot;, par Silvain Pastor</title>
    <link>http://www.europalter.org/post/2009/09/29/Je-poursuis-Georges-Fr%C3%AAche-en-diffamation%2C-par-Silvain-Pastor</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Sep 2009 00:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Elise Lowy</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce vendredi 25 septembre en séance du Conseil régional, Georges Frêche m'a
taxé d'&amp;quot;antisémitisme&amp;quot;. Il tente de justifier ce terme diffamatoire par le fait
que j'aurais moi-même utilisé l'expression de &amp;quot;collabos&amp;quot;. C'est travestir
malhonnêtement la réalité en n'indiquant pas que mon propos exact fut celui de
&amp;quot;collabos de l'Etat d'Israël&amp;quot;. Plusieurs résolutions de l'ONU dénoncent
l'action criminelle de cet Etat dans les territoires palestiniens colonisés. Se
compromettre à promouvoir des importations illégales, au regard du droit
international, par le bras armé commercial de cet Etat, relève donc bien d'une
forme de collaborationnisme. Cet Etat ne représente pas les Juifs et s'en
prendre à son action n'a donc rien à voir avec de l'antisémitisme. Il y a là un
amalgame coupable qui tend à banaliser dangereusement une idéologie
monstrueuse. C'est totalement insupportable, a fortiori pour le militant des
Droits Humains et de l'anti-racisme que j'ai toujours été. Je ne saurai donc en
rester là.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les innombrables messages de soutien reçus depuis vendredi m'incitent à
porter cette affaire devant la justice. A travers moi, c'est en effet toutes
celles et tous ceux qui se battent pour la justice et le droit qui se sentent
insultés et à qui doivent obtenir réparation. J'ai donc mandaté mon avocat, Me
Stéphane Fernandez, pour déposer plainte du chef de diffamation à l'encontre de
Georges Frêche. J'ai demandé ce jour à cette fin et par voie d'huissier que me
soit remis une copie de la bande sonore enregistrée de la séance de vendredi.
Elle m'a été refusée : le président sortant du Conseil régional
craindrait-il que la vérité éclate et que sa défense mensongère soit mise à
mal ? J'étudie donc à cette heure le meilleur moyen de récupérer cette
preuve par voie judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 septembre 2009,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Silvain Pastor Conseiller régional - Les Verts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Communiqué de soutien de l'UJFP à Silvain Pastor : &lt;a href=&quot;http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=596&quot; title=&quot;http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=596&quot;&gt;http://www.ujfp.org/modules/news/ar...&lt;/a&gt;
Communiqué de soutien de l'AFPS à Silvain Pastor : &lt;a href=&quot;http://www.france-palestine.org/article12727.html&quot; title=&quot;http://www.france-palestine.org/article12727.html&quot;&gt;http://www.france-palestine.org/art...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.europalter.org/post/2009/09/29/Je-poursuis-Georges-Fr%C3%AAche-en-diffamation%2C-par-Silvain-Pastor#comment-form</comments>
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