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Construisons un espace d’échanges

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samedi 17 avril 2010

Réunions préparatoires

Les premiers signataires réunis à l’initiative de Gilles Bénard, Jérôme Gleizes, Gilles Lemaire, Elise Lowy, Jacques Perreux, et Eros Sana ont pour ambition de créer un lieu de débat et d’élaboration politique qui permette que les cultures écologistes et de la gauche sociale et radicale, communiste, libertaire,… confrontent leurs différences, débattent et se fécondent.

Les initiateurs de ce texte sont impliqués dans la construction d’Europe écologie, leur démarche tient donc compte de leur volonté de contribuer au débat sur les orientations d’Europe écologie grâce à cette initiative. Mais ils sont respectueux des autres démarches politiques; l’existence de lieux de confrontation de celles-ci ne peut qu'être fructueuse. Nous pensons que nous avons tous à y gagner.

Mais l’essentiel n’est peut être pas là. La marginalisation sociale et politique de couches et classes sociales notamment dans les quartiers populaires avec le cortège de discriminations, d’exclusions et d’exploitations qui accompagne la crise sociale nous oblige. Elle nous oblige à favoriser leur expression et à leur permettre de peser dans le débat politique.

Les animateurs des communistes unitaires et de la FASE ont tout d'abord envisagé de signer le texte puis décidé d'attendre en fonction de leurs échéances propres et de leur crainte d’apparaître rejoindre Europe écologie en signant cet appel. Répétons que ce n’est pas le projet des initiateurs du texte. Nous sommes engagés dans Europe écologie sans aucune restriction et comptons bien participer à cette nouvelle construction. Si par ailleurs nous souhaitons favoriser le débat, mais nous ne sommes pas dans une opération de débauchage. Maintenant qu’à terme cela permette de nouveaux rapprochements, l’avenir le dira.

Nous rencontrerons plusieurs des animateurs de l’ACU et de la FASE jeudi 22 avril et nous envisagerons alors des meilleurs moyens de nous associer à l'organisation des débats de la journée du dimanche 23 mai à Paris. Ceux-ci nous ont déjà signalé leur intérêt à y être présents.

Le texte a circulé depuis trois semaines et a subi plusieurs modifications et nous avons tenté de tenir compte des remarques reçues autant que possible. Il est bien que surement imparfait diffusé maintenant dans cet état largement sur les listes internet.

Nous allons donc rentrer dans la préparation de la journée du dimanche 23 mai, des débats qui nous paraissent prioritaires et de l'organisation concrète de la journée. Une première réunion dimanche 11 a abordé cette question, une nouvelle réunion est prévue à ce sujet samedi 17 avril à 15h en mairie du 2ème arrondissement .

''Mairie du 2ème arrondissement 8 rue de la Banque salle des expositions métro Bourse ''

Nous faisons circuler ce texte sur toutes les listes internet et recueillons les signatures de ceux qui veulent exprimer leur soutien à cette démarche

pour tout courrier : espace_debats (at) orange (dot) fr

amicalement à toutes et tous pour les « intiateurs », l’un d’entre eux

(Paris le 16 avril 2010, 14h30)

Construisons un espace d’échanges pour une gauche de transformation sociale et écologique

Nous sommes un certain nombre, signataires ci-dessous, à faire ce même constat : à l’issue de ce cycle électoral 2009-2010 marqué par une forte abstention populaire, par une remontée des scores du FN, par un mouvement de yoyo du Parti socialiste au plus bas aux élections européennes, reprenant la place de premier parti aux élections régionales, par l’ancrage de l’écologie politique comme troisième parti de France et enfin par la claque prise par Sarkozy, la crise sociale et politique persiste mais la situation politique a changé; la mise en échec de Sarkozy est possible.

Il s’agit donc pour nous de débattre des contenus d’une alternative politique dès maintenant et pour 2012, de façon à ne pas en rester à une alternance décevante et à inscrire cette perspective dans la nouvelle phase de l'alter mondialisme ouverte par les mobilisations à Copenhague.

Nous sommes dans le camp de celles et de ceux qui refusent l'ordre "naturel" du monde, qui combattent toutes les formes de domination et d'aliénation. Nous assumons la rupture avec les pensées traditionnelles de gauche et de droite (économicisme, productivisme, techno science...) tout en posant qu'une réelle prise en compte du rapport nature/être humain est incompatible avec le processus d'accumulation du capital dans un monde fini.

Croissance verte, capitalisme vert ou écologie populaire et gauche de transformation sociale ?

L’écologie politique, populaire et solidaire remet radicalement en cause les modèles de production et de consommation actuels. Elle lutte contre les inégalités de sexe, de genre, sociales et environnementales. L’écologie populaire doit être une force capable de subvertir les dominations et les oppressions, de faire face à la crise économique, sociale, environnementale et démocratique et aussi pour éviter les désillusions du passé et les renoncements aux conséquences terribles pour le mouvement ouvrier, de construire une nouvelle gauche qui doit devenir une force et une alternative incontournable.

Nous avons certainement des responsabilités communes : il nous faut en débattre et débattre des stratégies.

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont engagés dans le processus de construction d’Europe Ecologie, l'écologie populaire et solidaire n'est pas un slogan. Elle est une construction sociale. Il n'y a pas de possibilité de transformation sociale et écologique sans la constitution d'une base sociale. Les changements ne se font pas que par les institutions mais aussi par les mobilisations sociales, le travail de terrain dans nos quartiers, nos lieux de travail et nos lieux de vie ainsi que par toutes les actions modifiant dés maintenant les modes de vie de consommation et de production. C’est aussi « de la rue aux urnes » que doit s’installer l’écologie populaire en Europe.

La répartition des richesses est donc au cœur de notre démarche, tant il est vrai que ce sont nos modes de vie et de production actuels qui détruisent la planète et accroissent les inégalités au Nord comme au Sud. Mais une nouvelle répartition des richesses ne peut pas faire l’économie d’une nouvelle définition de la richesse elle-même. La croissance à tout prix, au prix de la qualité de la vie, de la souffrance au travail, ou de la destruction de nos cadres de vie, est un problème, en aucun cas une solution.

De son côté, la social-démocratie ne promet rien d’autre que de gérer la crise. Elle apparait en panne de projet au moment où l’écologie apparaît comme un vecteur possible d’émancipation collective et individuelle.

Notre volonté de contribuer aux débats de construction d’une alternative dans tous les lieux où nous sommes présents doit permettre que cette conception de l’écologie radicale prévale et soit confrontée et enrichie de l’apport d’autres militant-e-s et intervenants-e-s associatifs, syndicaux, sociaux et institutionnels de cultures différentes. Crise environnementale, injustices sociales, exclusions sous toutes ses formes, discriminations, inégalités hommes/femmes, et conflits postcoloniaux sont les différentes facettes d’une même crise, la crise du capitalisme dans sa phase néolibérale qui sévit désormais sur toute la planète et impose un ordre injuste. Face à une crise à plusieurs facettes, l’alternative ne peut être portée que par une multitude de visages !

Les signataires appellent à une rencontre le dimanche 23 mai 2010 à Paris pour confronter leurs analyses et envisager les suites à y donner. Le lieu et l’organisation de la journée seront communiqués ultérieurement.

premiers signataires:

alain coulombel, alban cormerais-hybert, anne le strat, annie lahmer, armelle chevassu, benoist magnat, bernard bosc, charlotte nenner, christian métairie, dominique liot, élise lowy, emmanuelle cosse, eros sana, francine bavay, françoise alamartine, françoise kieffé, gérard leras, gerard perreau bezouille, gerard peuriere, ghislaine jeannot-pages, gilles bénard, gilles lemaire, hervé le crosnier, jacques boutault, jacques olivier, jacques perreux, jacques picard, jérôme gleizes, jean lafont, jean louis pagès, jean luc touly, karima delli, laurent levy, lisette sudic, mamadou camara, manuel domergue, martine alcorta, michel bock, michel bourgain, michel wilson, michele lemaitre, monique dental, noel mamère, patrick farbiaz, raoul marc jennar, rené louail, sergio coronado, simon imbert-viel, stéphane bernard, stéphane lavignotte, stéphane weisselberg, tarek ben hiba, thomas giry, veronique dubarry.

Pour se joindre aux signataires : espace_debats (at) orange (dot) fr